Les stocks de paracétamol dans les pharmacies vont-ils disparaître aussi vite que le papier toilette dans les supermarchés ? C'est ce que semblent craindre les autorités sanitaires. Ainsi, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) alerte ce mardi dans un communiqué sur la nécessité de ne pas prescrire, délivrer ou stocker inutilement des médicaments à base de paracétamol. Des mesures de limitation ont été prises en ce sens.
À partir de ce mercredi 18 mars, les pharmacies ne pourront délivrer d'une seule boîte de paracétamol (500 mg ou 1 g) par personne sans ordonnance ou deux boîtes en cas de symptômes (douleurs et fièvre). Le pharmacien devra cependant honorer la quantité prescrite lorsque le patient se présente avec une ordonnance. Toute délivrance, avec ou sans prescription doit être inscrite dans le dossier pharmaceutique du patient, ajoute l'ANSM.
Pas de pénurie, assure Véran
Le ministre de la Santé Olivier Véran a également fait passer le message dans un tweet ce mardi :
#COVID2019 Les #pharmacies sont et resteront ouvertes tout au long de la crise sanitaire.
— Olivier Véran (@olivierveran) March 17, 2020
Il n'y a pas de pénurie de #paracetamol.
L'ANSM rappelle les règles de bon usage. Inutile et dangereux pour la santé de faire des stocks chez soi !
La vente de cette molécule sur Internet, tout comme l'ibuprofène et l'aspirine, est par ailleurs suspendue. En début de semaine, le ministère avait alerté sur les dangers liés à la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), suspectés de constituer un facteur aggravant du Covid-19.
L'ANSM rappelle également dans son communiqué les règles de bon usage du paracétamol dans le cas d'une infection au coronavirus. L'agence incite donc à privilégier son utilisation à celle des anti inflammatoires (dont l'ibuprofène) et alerte le grand public sur les dangers du surdosage.
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention