Longtemps réservés face à la « santé numérique », notamment pour des raisons de protection de la confidentialité, les médecins allemands ont-ils manqué la révolution digitale par excès de prudence ? Lors de leur congrès annuel, ils ont soutenu les propositions de leur Ordre fédéral visant à faciliter le développement de la télémédecine.
Jusqu’à présent, les médecins ne sont autorisés à prescrire des traitements ou des médicaments par téléphone ou par vidéo que s’ils ont vu au moins une fois en chair et en os le patient concerné. L’Ordre plaide désormais pour la levée de cette restriction, ce qui permettrait la création de véritables plateformes téléphoniques médicales, comme il en existe en Suisse, au Danemark et au Royaume-Uni.
Jouxtant l’Alsace et la Suisse, le Land de Bade-Wurtemberg autorise depuis l’an dernier les consultations virtuelles même pour les patients non suivis réellement par le médecin consultant, et deux autres Länder s’apprêtent à faire de même. Pour le président de l’Ordre de Bade-Wurtemberg, le Dr Ulrich Clever, il ne s’agit pas de « remplacer » la consultation traditionnelle par de la vidéo, mais de se servir des nouveaux moyens de communication pour compléter la palette des soins, tout en s’assurant de leur qualité. « Nous ne voulons pas que des médecins compétents soient remplacés par Dieu sait quel consultant basé en Inde ou aux États-Unis, et nous sommes sûrs que des plateformes médicales sérieuses renforceront la qualité des soins et des services », estime-t-il.
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