Comment faire décoller les projets de télémédecine arrivant à maturité ?
Le cas du projet de télésuivi et télésurveillance de patients apnéiques Respir@dom illustre les difficultés persistantes, même lorsque l’expérimentation se révèle plutôt concluante sur le plan médico-économique. Aujourd’hui, le projet entre dans sa phase de déploiement mais se trouve confronté à la délicate question du financement, point de blocage récurrent. Le projet Respir@dom a subi les aléas du feuilleton judiciaire (jusqu’au conseil d’État) concernant le remboursement conditionnel des malades télésuivis à la bonne observance. « Si le recours a été gagné par les patients, le modèle de financement a disparu », déplore le Dr Sylvie Royant-Parola, coordinatrice. L’intérêt des industriels reste très fort mais se heurte à divers écueils : flou juridique, lourdeurs administratives, nécessité d’obtenir des autorisations pour généraliser, incertitude sur la rémunération des professionnels...
Pierre Traineau, directeur du club des acteurs de la télésanté, se veut toutefois rassurant sur le financement des actes de télémédecine. « Il y a des avancées extrêmement positives dans la loi de financement de la Sécurité sociale qui permet aujourd’hui, dans neuf régions de France, d’expérimenter des financements innovants d’actes de télémédecine. D’ici à 2017 sera validée une tarification dans plusieurs domaines (prise en charge des plaies, insuffisance cardiaque, diabète…). Ces éléments font que les conditions favorables au déploiement à grande échelle sont d’une certaine façon réunies », souligne-t-il.
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes