Pour Benjamin Griveaux, s'il y a bien un sujet qu'il faut dépolitiser, c'est la santé. Invité d'un café Nile mercredi 22 janvier, l'aspirant à la mairie de Paris, dans une allusion assumée à Emmanuel Macron, a résumé sa pensée ainsi : « la santé, ce n'est ni de gauche, ni de droite ».
Le candidat de la majorité présidentielle veut en finir avec la « balkanisation politique qui enferme les maires depuis 40 ans » et les empêche d'agir sur la santé, sujet sur lequel ils ont pourtant « leur mot à dire ».
Sa première décision en la matière s'il est élu ? Siéger en permanence au conseil de surveillance de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Bien qu'il juge cette instance « pas optimale dans son fonctionnement », l'ancien porte-parole du gouvernement estime la modernisation du plus grand CHU de France « indispensable ».
Reine d'Angleterre
À défaut de pouvoir y parvenir de l'intérieur via la présidence du conseil de surveillance, dont il compare le pouvoir « à celui de la reine d'Angleterre », Benjamin Griveaux veut agir sur « la structure par l'extérieur ». Dans la bouche du candidat, cela signifie notamment attirer des médecins de ville pour desserrer la pression sur l'AP-HP.
« Aujourd'hui, nous sommes plutôt bien équipés en spécialistes mais nous manquons de généralistes en secteur 1 », constate-t-il. Pour en faire venir, Benjamin Griveaux veut miser sur le logement. « Certains médecins qui travaillent à Paris n'ont plus les moyens d'y vivre », regrette-t-il. Il envisage ainsi de mettre à disposition des praticiens qui « s'ancrent sur le territoire » des logements appartenant à la ville de Paris.
Et pour compenser la hausse du coût de la vie ? Payer les médecins plus cher, répond le candidat. « 25 euros la consultation à Paris ce n'est pas la même chose qu'à Châlon-sur-Saône, il faut aller un peu plus loin », exhorte Benjamin Griveaux qui se dit prêt à « travailler avec l'assurance-maladie » sur ce sujet.
Le candidat veut enfin « faire travailler la mairie avec le secteur privé ». Conscient des levées de boucliers auxquelles il pourrait faire face, il montre un visage déterminé : « les barrières, c'est le rôle des élus de les casser ».
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