L'Ordre national des pharmaciens a dénoncé le 26 mai les agressions de plus en plus violentes dont sont victimes les officinaux, confrontés notamment « à la souffrance » de la population dans un contexte économique difficile.
En 2015, l'Ordre des pharmaciens a reçu 131 déclarations d'agressions, dont un tiers lié aux vols de caisse (et 48 % d'agressions verbales). C'est certes moins qu'en 2014 (152) mais 14 % de ces agressions ont été commises par arme à feu, « ce qui témoigne de l'extrême violence subie parfois par les pharmaciens d'officine », souligne-t-il.
Après une stabilisation ces trois dernières années, la part des violences à main armée repart à la hausse (+3 %).
Difficultés de prise en charge
« Ce nombre est largement sous-estimé car les pharmaciens n'ont pas toujours le temps ou l'envie de déclarer leur agression », ajoute l'Ordre qui souhaite inciter les officinaux à déclarer plus systématiquement ces faits.
De plus en plus d'agressions sont liées aux difficultés de prise en charge du patient (+6 %), comme par exemple des patients réclamant le tiers payant alors qu'ils ne présentent pas de Carte vitale, ou encore des personnes qui se voient refuser la délivrance de médicaments faute d'ordonnance conforme.
Au 1er janvier, la France métropolitaine comptait 21 591 officines.
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