Médecine et climat : « La révision des seuils d’alerte de pollution à l'ozone est urgente »

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Publié le 12/08/2022
Émergence de nouvelles maladies, aggravation des pathologies connues, développement des épidémies, hausse de la mortalité : l’OMS, la COP26, le Giec, et quelque 300 organisations qui représentent 45 millions de médecins dans le monde lancent l’alarme sur l’impact en santé humaine du réchauffement climatique. Durant l'été, « Le Quotidien » donne la parole aux experts, chercheurs et médecins qui décrivent, chacun dans leurs spécialités, la clinique du réchauffement. Tel le cardiologue Pierre Gibelin qui appelle l'Europe à réviser ses seuils d'alerte sur la qualité de l'air.

Crédit photo : Phanie

L’impact de la météo sur les événements cardiaques (la mortalité cardiovasculaire, le nombre d’accidents coronariens, d’insuffisances cardiaques, d’arrêts cardiaques et certains troubles du rythme) fait l’objet d’innombrables publications qui documentent le lien entre réchauffement et cardiologie. Toutes ciblent, en aigu comme à long terme, les polluants atmosphériques que sont essentiellement les particules fines (PM 2,5 et PM 10), les oxydes d’azote, le dioxyde de soufre, le monoxyde et le dioxyde de carbone, ainsi que l’ozone.

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