80 % des Français ont déjà eu recours à l'automédication pour des pathologies bénignes

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Publié le 01/02/2017
automédication

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Crédit photo : PHANIE

80 % des Français ont eu recours à l'automédication au cours de l'année écoulée, et 97 % d'entre eux se déclarent « à l'aise avec cette pratique », selon un sondage IPSOS pour les Laboratoires Pierre Fabre*. Principaux motifs de recours, les maux de tête (77 %) ou de gorge (69 %), les rhumes et rhinites (63 %), ou encore la toux (62 %).

En moyenne, ces Français qui pratiquent l'automédication y ont recours trois fois par an. Ce sont plutôt des jeunes (85 % des 25-34 ans), des cadres supérieurs (85 %) et des femmes (83 %). Selon Pierre Fabre, la prépondérance de catégories socioprofessionnelles supérieures s'explique par la nécessité, pour les plus défavorisés, d'avoir accès à un médecin pour se faire prescrire et rembourser ces médicaments.

Pourquoi ces Français ne passent-ils pas par la case médecin ? 41 % répondent que le problème de santé était bénin et ne nécessitait pas de consultation, 24 % parce qu'ils savaient déjà quoi prendre, 10 % parce qu'ils ont confiance dans leur pharmacien pour régler ces petits bobos, et 6 % parce qu'ils n'avaient pas le temps de consulter un médecin. Plus généralement, 43 % des sondés indiquent que le recours à l'automédication est dû au fait que la pathologie bénigne qu'ils veulent soigner nécessite des médicaments qu'ils connaissent bien et qu'ils utilisent depuis longtemps.

La difficulté à trouver un médecin invoquée

L'indisponibilité des médecins pèse lourd dans la pratique de l'automédication. 42 % des Français déclarent avoir déjà eu des difficultés à trouver un praticien disponible dans un délai acceptable pour un problème bénin, et 20 % ont déjà renoncé à consulter en raison du coût (18 % en raison de l'éloignement géographique).

Dans l'armoire à pharmacie de 91 % des sondés qui en disposent, on trouve en moyenne 11 médicaments. Ils proviennent pour moitié d'une prescription médicale antérieure, d'achats effectués sans ordonnance chez le pharmacien au moment où se déclenche la pathologie bénigne (34 %), ou encore d'achats effectués en amont, en prévision d'un problème de santé ultérieur.

Le médecin toujours sollicité pour le conseil

Automédication ou pas, le médecin reste le professionnel de santé auquel les Français font le plus confiance (97 %) pour les conseiller en cas de problème de santé bénin. Viennent ensuite le pharmacien (93 %), l'entourage du patient (65 %) et Internet (21 %). Les sondés sont également soucieux de leur système de santé, et sont 72 % à estimer qu'il est en danger et qu'il faut le réformer.

La Toile ne semble toutefois pas près de supplanter le pharmacien pour l'achat de médicaments. 5 % des sondés y ont déjà eu recours pour acheter des médicaments vendus sur ordonnance (sans qu'il soit possible de savoir desquels il s'agit), mais 83 % ne le feraient jamais.

* Enquête réalisée par Internet du 3 au 5 mai 2016 après d'un échantillon national représentatif de 3 018 Français de plus de 18 ans.


Source : lequotidiendumedecin.fr