Édito

Hommage à l'âge

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Publié le 20/11/2021
De gauche à droite : Bénédicte Gatin, Hélène Joubert, Claudine Proust et Irène Lacamp.

De gauche à droite : Bénédicte Gatin, Hélène Joubert, Claudine Proust et Irène Lacamp.
Crédit photo : Le Généraliste

Il est de bonnes nouvelles que nous avons plaisir à partager avec vous ! Mercredi dernier, Le Généraliste a été récompensé lors du 22e Grand prix éditorial de la presse et de l’édition des professions de santé. Ce prix organisé par le syndicat SPEPS a pour « vocation de récompenser les meilleurs articles publiés dans la presse médicale et des professions de santé, ceux qui par leur qualité et leur originalité contribuent de manière singulière à éclairer les professionnels de la santé sur l’évolution de leurs pratiques et de leurs connaissances sur les plans cliniques, scientifiques ou réglementaires ».

Et dans la catégorie « vie professionnelle, santé publique et économie de la santé », c’est donc un article du Généraliste qui est lauréat cette année : « L’âgisme, un mal insidieux en médecine ? ». Ce dossier de novembre 2020 a permis de mettre en lumière ce concept dont peuvent être victimes les personnes âgées, au moment où elles étaient frappées de plein fouet par une pandémie bien plus meurtrière dans ces classes d’âge. L’article pointait ainsi certains écueils, aussi bien dans la recherche clinique, dont les personnes âgées sont bien souvent exclues, que dans le dépistage et la prise en charge pour laquelle le sociologue Michel Billé invitait à « soigner plutôt que guérir ». Une discrimination au motif de l’âge qui apparaît de façon insidieuse et souvent en voulant bien faire, par exemple pour ne pas ajouter des actes ou des traitements, comme le soulignait l’article. Et les médecins généralistes de pointer le besoin d’accorder du temps à ces patients souvent polypathologiques.

Les choses ont-elles changé depuis un an ? Le sujet semble en tout cas moins confidentiel et la prise en charge des seniors se fait une place dans le débat public. Avec des mesures dédiées dans le PLFSS ou encore la revalorisation de la visite à domicile prévue dans l’avenant 9 signé cet été, mais qui ne concerne que les patients de plus de 80 ans en ALD et dans la limite de quatre fois par an.

Aurélie Dureuil, directrice de la rédaction


Source : Le Généraliste