Dans l’affaire de la privatisation d’un étage de l’hôpital Ambroise-Paré par un Emir, une voix dissonnante s’est faite entendre au sommet de l’AP-HP. Le président de la CME s'est dit mercredi "opposée" à l'accueil de riches patients étrangers à l'hôpital public. "Personnellement, j'ai toujours été opposé à ce qu'on réserve (aux riches patients étrangers) des conditions particulières de soins et d'hébergement", explique Loïc Capron, en citant un courrier qu'il a envoyé lundi au directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch.
Quelques jours plus tôt, Martin Hirsch avait dit "assumer" ce principe, assurant que cela ne s'était pas fait au détriment des autres malades. "Cela va à l'encontre de ma conception du service public hospitalier. Même si ça nous rapporte de l'argent, un riche émir qui se réserve une salle entière de l'hôpital Ambroise-Paré sort totalement des clous qu'il me semble raisonnable d'imposer à la médecine hospitalière républicaine", affirme quant à lui le professeur Capron. "Gagner des sous ne peut jamais tout justifier, même quand on est dans le besoin", écrit-il encore, relevant que la CME "reste très divisée sur l'accueil lucratif des riches patients étrangers". Le président précise aux élus être "resté sur cette ligne lors des deux échanges" qu'il a eus avec M. Hirsch, lundi et mardi.
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