Les pédiatres hospitaliers jugent insuffisantes les revalorisations applicables à leurs consultations externes

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Publié le 28/09/2017
pédiatre hospitalier

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Crédit photo : Phanie

« Un caractère profondément équitable ». Dans une lettre adressée à contretemps à la ministre de la Santé, le Syndicat national des pédiatres des établissements hospitaliers (SNPEH) fait part de son mécontentement après l'entrée en vigueur de majorations de tarifs applicables aux consultations externes réalisés par les médecins des hôpitaux et cliniques.

Ces différentes majorations ont été publiées dans un arrêté au Journal officiel en mai dernier et découlent de la dernière convention médicale : on retrouve donc la majoration enfant pour les médecins généralistes (MEG) de 5 euros, qui porte la consultation de prise en charge des enfants de moins de 6 ans à 30 euros en ville ; la majoration de coordination des généralistes (MCG) et des spécialistes (MCS), d'un montant de 3 euros, soit une consultation à 28 euros ; et la majoration pour les médecins généralistes (MMG) de 2 euros, qui porte la consultation à 25 euros.

« Aucune de ces majorations ne sera applicable aux pédiatres hospitaliers dans le cadre de ces consultations externes », confie au « Quotidien » le Dr Jean-Louis Chabernaud, président du SNPEH et médecin régulateur du SMUR pédiatrique de l'hôpital Antoine Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine). « Les pédiatres ne sont pas mis sur le même plan que les généralistes, alors qu'ils ont plus de compétences pour la prise en charge des enfants », assène le praticien hospitalier.

« Discrimination »

Si certaines dérogations sont possibles pour coter ces actes, elles ne concernent selon l'arrêté que les chirurgiens « sur demande du médecin traitant ou, par dérogation, d'un médecin correspondant du médecin traitant », « la consultation préanesthésique », ou encore « les professeurs des universités praticiens hospitaliers », là encore sur demande du médecin traitant.

Une « discrimination » mal vécue par les pédiatres hospitaliers, qui précisent par ailleurs que leur formation dure désormais 5 ans, à la suite de la réforme du 3e cycle des études médicales. « C'est le gage d'une compétence meilleure, qui devrait être reconnue par une meilleure rémunération », conclut le Dr Chabernaud.

L'an dernier, les pédiatres libéraux (SNPF) s'étaient également élevés contre la teneur des revalorisations contenues dans la convention estimant qu'elles étaient insuffisantes.


Source : lequotidiendumedecin.fr