Les rapports du Giec se suivent… et se ressemblent (ou presque). Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) de l’ONU a publié en début de semaine dernière un nouveau rapport centré sur l’atténuation du changement climatique. « Nous sommes à la croisée des chemins. C’est le moment d’agir », a déclaré Hoesung Lee, président du Giec. Si le rapport note des avancées, un réchauffement d’1,5 °C semble néanmoins inévitable. Le Giec alerte sur ses conséquences et sur celles d’un réchauffement qui irait au-delà.
Et si les prévisions sont inquiétantes pour l’environnement, la santé humaine n’est pas en reste. En effet, les conséquences sont multiples. L’OMS a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme quelques jours plus tard, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril. « Le changement climatique est la plus grande menace pour la santé à laquelle l’humanité est confrontée, et les professionnels de santé du monde entier réagissent déjà aux effets pour la santé résultant de la crise en cours », affirme l’organisation. Avant de lister les déterminants sociaux et environnementaux de la santé sur lesquels le changement climatique a une influence : « air pur, eau potable, nourriture en quantité suffisante, sécurité du logement ». L’OMS indique qu’« entre 2030 et 2050, on s’attend à ce que le changement climatique entraîne près de 250 000 décès supplémentaires par an, dus à la malnutrition, au paludisme, à la diarrhée et au stress lié à la chaleur ». Pourtant, l’institution souligne que les recommandations du Giec pourraient « entraîner une amélioration de la santé » à travers l’élargissement du « choix des transports, de l’alimentation et des énergies ».
Et si ces alertes sont émises à l’échelle mondiale, la France n’est pas épargnée, comme en témoignent les études qui se multiplient ou encore la journée coorganisée par Santé publique France le 8 avril sur « la santé comme levier d’action face au changement climatique ».
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