Édito

Pas de trêve

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Publié le 04/09/2021

Crédit photo : BURGER/PHANIE

En 2021, difficile de parler de trêve estivale. Du côté de l’épidémie de Covid-19, la 4e vague liée au variant Delta a entraîné une reprise de l’épidémie avec une flambée dans plusieurs territoires, en métropole d’abord avant de toucher durement l’Outre-Mer. Des généralistes de l’Hexagone sont ainsi partis prêter main-forte sur place, à l’image de Valérie Duthil, qui témoigne dans nos pages de ce séjour « physiquement et émotionnellement très dur ». Sur le plan politique, les mesures de l’exécutif pour contrer cette 4e vague ont fait l’objet d’une loi votée au pas de course puis validée par le Conseil constitutionnel début août. Le passe sanitaire s’est ainsi petit à petit imposé dans le quotidien des Français pour accéder à certains lieux, notamment les établissements de santé, et depuis fin août pour près de deux millions de salariés. La loi comprend également l’obligation vaccinale pour les soignants, avec une prochaine échéance au 15 septembre. Si les médecins libéraux sont en très grande majorité vaccinés (92 % avec au moins une dose fin août), quid de la gestion de celle de leurs collaborateurs et salariés ?

Ces mesures se sont accompagnées d’une accélération de la vaccination sur les dernières semaines de juillet, tant en centre de vaccination qu’en ville. Une tendance qui s’est essoufflée en août. Le gouvernement n’aura finalement pas tenu son objectif de 50 millions de primo-vaccinés à la fin août (près de 49 millions). L’exécutif mise maintenant sur la rentrée scolaire pour vacciner les jeunes et sur l’arrivée du vaccin de Pfizer en ville. Et au 1er septembre, il a lancé la campagne de rappel pour une partie de la population.

Enfin, l’été 2021 aura vu la signature de l’avenant 9. Loin de faire l’unanimité chez les syndicats, le texte acte certaines revalorisations, la principale étant celle de la visite à domicile. Au total, 786 millions d’euros sont alloués pour ces mesures qui s’appliqueront début 2022. Les syndicats se tournent maintenant tous vers les présidentielles avant les négociations pour la nouvelle convention médicale prévue en 2023. Les sujets qui ont agité l’été restent donc encore bien d’actualité pour cette rentrée…

Aurélie Dureuil, directrice de la rédaction


Source : lequotidiendumedecin.fr