Après la tribune de 124 médecins contre les « fake medecines » qui ciblait l'homéopathie, le Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF) avait répliqué en déposant une plainte ordinale contre chacun de ces signataires pour « non-confraternité et non-respect du code de déontologie ».
Mauvaise surprise ce vendredi : le Dr M., un généraliste installé dans les Hauts-de-Seine, signataire de la tribune, révèle avoir reçu un courrier de l'Ordre des médecins du 92 où il apprend que ce dernier s'associe à la plainte des homéopathes contre lui (également transmise à l'échelon disciplinaire régional).
donc le Conseil Départemental de l'Ordre de mon département s'associe à la plainte des homéopathes à mon encontre. okay. je vois.
— DocteurMathieu (@docteurmathieu) 29 juin 2018
Joint par « le Quotidien », le président du conseil départemental souligne que la transmission de la plainte était une procédure obligatoire. « La décision de s'y associer a été votée à l'unanimité en conseil ordinal », explique le Dr Christian Hugue. Pour le phlébologue de Sceaux, le conseil ordinal n'était certes pas obligé de s'associer à la plainte mais il a voulu condamner « la démarche anticonfraternelle du médecin généraliste ». « Je ne soutiens ni les médecins généralistes ni les médecins homéopathes. Mais nous ne trouvons pas normal que les médecins se tapent les uns sur les autres comme cela », insiste le Dr Hugue.
Selon l'Ordre départemental, le généraliste risque « au pire un blâme ». Une décision que la chambre disciplinaire devra rendre dans un an.
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