LE QUOTIDIEN : La révolution de l'IA en santé est-elle déjà concrète sur la pratique des médecins ou en est-on seulement aux prémices ?
DAVID GRUSON : Nous en sommes au début mais il y a déjà des exemples opérationnels avec la reconnaissance d'images par un algorithme qui s'est entraîné à reconnaître tel ou tel signe pathologique. Il y a déjà une série de cas d'usage très concrets en ophtalmologie sur la rétinopathie diabétique, en dermatologie avec le mélanome, et en radiologie avec la mammographie.