DEPUIS le déménagement de son hôpital en périphérie, la ville d’Annecy (Haute-Savoie) n’avait plus d’urgences en centre-ville. Un nouveau service a ouvert le 31 décembre, à deux pas du musée-château et du lac. À 12h07, la première patiente franchissait le seuil.
L’établissement - privé - table sur 15 à 20 000 passages annuels d’ici à deux ans. Le directeur de la clinique générale, Gérard Toutin, revient sur la longue gestation du projet. « Nous avions l’autorisation pour ouvrir des urgences depuis 2008, mais aucune subvention en face. Il a fallu autofinancer l’unité [quatre boxes d’accueil, quatre lits d’hospitalisation de courte durée, une salle de déchocage et un plateau technique]. L’autorisation expirait le 31 décembre 2013. On s’y est attelé en novembre, et en deux mois on a monté le service ».
L’investissement de 2 millions d’euros a été intégralement financé par le groupe Vivalto santé, propriétaire de la clinique d’Annecy depuis mai. Douze urgentistes ont été recrutés. L’hôpital public reste seul habilité à recevoir les AVC, les polytraumatisés, les douleurs thoraciques. Les autres urgences (vasculaires, orthopédiques, urologiques...) se répartiront entre l’hôpital et la clinique.
La nouvelle offre répond à un réel besoin. Reste à passer le cap de la visite de conformité : l’Agence régionale de santé inspectera les lieux dans les prochaines semaines. Le directeur, Gérard Toutin, est confiant. La chance a frappé à la porte de la clinique au bon moment : « Je ne suis pas sûr qu’on obtiendrait l’autorisation si on en faisait la demande aujourd’hui », dit-il.
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