L’AIT, un AVC comme les autres ?

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Publié le 09/06/2023
Il ne faut pas minimiser les symptômes d’un accident ischémique transitoire (AIT) au motif qu’ils ont vite disparu et envoyer sans délai le patient dans une filière dédiée pour évaluer son risque de récidive : 10 % des AIT vont se solder par un AVC ischémique dans les trois mois et notamment dans les 48 heures pour la moitié d’entre eux. Toute la difficulté est donc de bien les repérer pour agir à temps.
Un syndrome de menace avant tout

Un syndrome de menace avant tout
Crédit photo : VOISIN/PHANIE

 L’accident ischémique transitoire (AIT) est un déficit neurologique brutal et focal, transitoire (moins d’une heure), ne laissant pas de trace à l’imagerie habituelle. « Il s’agit d’un syndrome de menace à prendre très au sérieux — de 20 à 25 % des accidents vasculaires cérébraux [AVC] sont précédés d’un AIT — mais encore faut-il repérer ceux les plus à risque de récidive. La prise en charge adaptée de ces AIT réduit de 80 % le risque d’AVC à trois mois », souligne le Dr Fabien Brigant, hôpital St Antoine (AP-HP).

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