Les médecins généralistes, qui toucheront à partir d’aujourd’hui une prime moyenne plus importante que l’an dernier (4 915 euros, en hausse de 6,4 %) ne sont pas les seuls à avoir amélioré leurs résultats.
Les centres de santé recevront eux aussi une rémunération sur objectifs de santé publique en hausse. L’enveloppe globale qui leur est allouée (3,3 millions d’euros) est certes bien moindre que celle des médecins généralistes libéraux (259,4 millions d’euros). Il n'empêche, elle va permettre à chacun des 433 centres de santé concernés de percevoir en moyenne 7 646 euros pour 2018. Selon les statistiques communiquées par l’Assurance maladie, c’est 2,1 % de plus que ce qu’avaient gagné 367 centres l’an dernier (7 487 euros).
Dans l’ensemble, les médecins traitants des centres de santé ont obtenu des résultats très proches de ceux de leurs confrères libéraux. Ils ont réduit leur prescription d’antibiotiques générateurs d’antibiorésistance (-1,3 point) et amélioré la vaccination antigrippale des personnes âgées (+2 points) comme des sujets à risque (+2,5 points).
Efficients sur la prescription, pas sur la prévention
Leurs résultats sont mitigés sur les dépistages des cancers du sein et du col de l’utérus, en léger recul.
Sur le volet de l’efficience, les indicateurs de prescription des biosimilaires (+3,8 points) mais aussi de prescription des statines (+5,6 points) et des antihypertenseurs (+4,9 points) dans le répertoire des génériques ont progressé nettement.
Pour le suivi des patients atteints de pathologies chroniques, les deux indicateurs de dépistage de la maladie rénale chronique ont légèrement augmenté : +0,8 point chez les hypertendus et +0,2 point pour les diabétiques.
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