Pour faire face à la pandémie exceptionnelle qui traverse le pays et toute l’Europe en ce moment, nombreux sont les soignants retraités à avoir repris du service pour venir en aide à leurs collègues. Le député de la République en Marche, le Dr Thomas Mesnier, avait mis de côté son activité d’urgentiste depuis son entrée en politique mais face à la gravité de la situation, depuis ce lundi matin il est de retour au service d’urgence de l’hôpital d’Angoulême.
« Pour lutter contre le #COVIDー19 nous avons besoin de tout le personnel soignant. Il n'y avait même pas à réfléchir : aujourd'hui, je renfile la blouse blanche pour aider mes collègues des Urgences d'Angoulême. » @RCFCharente #RestezChezVous #CONFINEMENTJOUR7 pic.twitter.com/dJVEHlJzMR
— Thomas MESNIER (@MESNIERThomas) March 23, 2020
« J'ai voulu être médecin dès l'âge de 6 ans. Je n'ai pas choisi la médecine d'urgence par hasard », explique-t-il dans l’Express. D’après cet article, il explique avoir simplement demandé à ne pas être mis en salle de déchocage pendant ses premiers jours, là où sont dirigés les malades les plus graves. « Il faut le temps de me remettre dans le rythme. »
Coucou des #Urgences de l’hôpital d’Angoulême ! On prend soin de vous alors aidez nous : #RestezChezVous ! #coronavirus #COVIDー19 #ConfinementJour7 #MondayMotivation pic.twitter.com/PUuj6eEShl
— Thomas MESNIER (@MESNIERThomas) March 23, 2020
Médecin avant tout
Comme lui, 27 autres médecins ont été élus en 2017 et pour eux, qu’ils aient continué leur activité ou non, la question de la double casquette se pose aujourd’hui. Mais pour le Dr Delphine Bagarry, généraliste dans les Alpes-de-Haute-Provence et députée ex-LREM, il n’y a pas eu de cas de conscience. « En ce moment je suis médecin avant tout car c’est la fonction dont nous avons le plus besoin actuellement », répond-elle. Pendant qu’elle renforce donc sa présence en tant que médecin, ses collaborateurs parlementaires ont pris le relais sur « la veille législative, la réponse aux sollicitations et les évaluations des situations des publics fragiles : SDF, protection de l’enfance, secours populaire. » Pour l’instant, l’activité en ambulatoire est encore calme dans son département, « j’essaie de coordonner les soins et d’établir les protocoles de prise en charge pour ma CPTS, en lien avec l’hôpital et la plateforme territoriale d’appui du département », explique-t-elle.
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