Dans le cadre du grand débat national qui vient de s'achever, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a formulé vendredi 15 propositions pour défendre le statut libéral de la médecine, garantir l'accès aux soins ou encore améliorer la prise en compte des questions environnementales.
Le syndicat a résumé les principaux enseignements de l'enquête qu'il a menée en ligne ces dernières semaines et à laquelle ont répondu 2 253 médecins libéraux.
Interrogés sur les thèmes librement associés à ceux du grand débat (fiscalité, démocratie, organisation de l'État et transition écologique), les médecins libéraux ont défendu les piliers de la médecine libérale, qu'il s'agisse du paiement à l'acte – 7 praticiens sur 10 sont défavorables à une hausse de la part des forfaits dans leur chiffre d'affaires – ou du « maintien de la liberté d'installation à tout prix » que défendent 8 praticiens sur 10.
L'un des grands enseignements de cette consultation est que deux tiers des médecins libéraux se disent prêts à s'organiser collectivement pour faciliter l'accès aux soins dans les territoires. Pour ce faire, les médecins misent sur les consultations avancées (40 %) et le transport des patients (32 %) davantage que sur la téléconsultation (25 %).
Non à une PDS obligatoire, oui à la continuité des soins
Parmi les solutions prioritaires, les répondants réclament le développement d'alternatives à l'installation définitive, le regroupement de médecins et de nouvelles incitations financières. Pour lutter contre les zones sous-denses, les médecins croient avant tout aux incitations fiscales (40 %) devant les suppléments d'honoraires (35 %) et le cumul emploi-retraite aménagé pour être plus incitatif (24 %).
S'ils sont une petite majorité (56 %) à être opposés à une obligation individuelle à la permanence des soins, les médecins sont un peu plus nombreux (61 %) à être favorables à une contrainte collective pour assurer la continuité des soins de 8h à 20h. Six médecins sur dix se disent prêts à prendre en charge des soins non programmés en ville pendant ce créneau horaire après régulation libérale ou en centre 15, en échange d'une contrepartie financière.
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