Un diplôme d'assistant de régulation médicale vient officiellement de voir le jour, le contenu de la formation est précisé et une dizaine de centres de formation ont été agréés à la faveur d'un décret et de deux arrêtés (le premier - le second) parus dimanche 21 juillet au JO.
Dès septembre prochain, jusqu'à 400 candidats pourront être acceptés dans les centres de formation agréés par le ministère de la Santé à Marseille, Paris, Vannes, Amiens, Angers, Grenoble, Nancy, Nîmes, Poitiers et Reims (de 30 à 60 par promotion selon les centres).
1 470 heures de formation en un an
Les candidats devront suivre 1 470 heures d'enseignement pendant leur année du cursus dont une moitié sera théorique, l'autre pratique avec des « stages et situations simulées ». Durant cette année d'apprentissage, ils devront valider quatre blocs de compétence. Il leur est ainsi demandé de savoir assurer le « traitement d'un appel dans les SAMU », la « mobilisation et le suivi des moyens opérationnels nécessaires au traitement de la demande sur décision médicale », mais aussi le « traitement des informations associées à la régulation, à la qualité, à la sécurité et à la vie du service » ou encore de réaliser « l'appui à la gestion des moyens lors de la mise en œuvre des dispositifs prévisionnels de secours, en situation dégradée et en situation sanitaire exceptionnelle ».
Le diplôme d'assistant de régulation médicale sera accessible à tout ressortissant d'un état membre de l'UE ou d'un autre État partie à l'accord sur l'espace économique européen, titulaire du baccalauréat ou d'une attestation d'équivalence. Ce diplôme pourra être obtenu par la formation initiale, la formation professionnelle continue ou la validation des acquis de l'expérience.
Écoute active et mise en confiance
Selon le référentiel de certification publié en annexe d'un arrêté, il sera notamment demandé à l'ARM dans le cadre du traitement d'un appel au Samu, de savoir ouvrir un dossier de régulation et de recueillir les informations permettant la localisation de l'appelant, de hiérarchiser les appels et de les orienter vers le médecin régulateur de spécialité si nécessaire, à partir de protocoles définis, de transmettre au médecin régulateur des informations sur une situation, et si nécessaire de guider par téléphone des gestes d'urgence à réaliser à partir de protocoles médicaux préétablis...
Le candidat sera jugé sur sa pratique de l'écoute active de l'appelant et sa mise en confiance, sur sa conduite de l'entretien en fonction du profil de l'appelant, mais aussi sur sa façon de hiérarchiser les situations en fonction du degré d'urgence.
Ce nouveau métier voit le jour après l'affaire Musenga, et le décès le 29 décembre 2017 d'une jeune strasbourgeoise de 22 ans après une « intoxication au paracétamol » qui avait été tardivement pris en charge, la jeune femme ayant été moquée par une opératrice.
En début d'année, Agnès Buzyn avait annoncé la création d'une formation d'un an pour améliorer la formation des opérateurs du SAMU.
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