L’accès aux soins est un argument électoral fort de cette campagne 2020 des municipales. MG France l’a bien compris, qui dégaine aujourd’hui quatre recommandations à l’adresse des élus et à ceux qui veulent le devenir.
En premier lieu, le syndicat de généralistes suggère aux élus de « toujours commencer par recenser les professionnels de santé libéraux du territoire ». Il invite à les réunir pour faire le point sur leurs activités et leurs attentes afin de calibrer les accompagnements proposés. MG France prévient : « il ne sera pas possible de maintenir des médecins partout comme hier (…) le regroupement des professionnels s’avère souvent indispensable ».
Pour répondre au problème des patients qui ne trouvent plus de médecin traitant, MG France invite les élus à « offrir aux généralistes des fonctions supports » : secrétariat, assistants, infirmiers... L'objectif étant de « décharger les praticiens des tâches ne relevant pas spécifiquement de leur compétence » et de « prendre en charge une population plus nombreuse sans créer un rythme de travail insoutenable ». « Ces emplois sont non délocalisables », argumente le syndicat pour séduire les édiles.
Aide à l'accession immobilière
Si les maires n’ont pas vraiment la main sur l’attractivité financière du métier de généraliste, ils peuvent contribuer sur d’autres points et notamment l’accès à l’immobilier pour les locaux. Un cabinet médical moderne « nécessite des locaux spacieux, accessibles aux personnes à mobilité réduite et proches des zones résidentielles ». Selon MG France les élus locaux peuvent donc jouer un rôle « déterminant » pour « trouver des solutions adaptées » sur ce point. Le syndicat insiste aussi sur la nécessité d’assurer la gratuité du stationnement aux professionnels de santé afin qu’ils puissent continuer à faire des visites à domicile.
Privilégier l'exercice libéral
Enfin la structure syndicale livre aussi un plaidoyer… contre les centres de santé. De plus en plus souvent considéré comme un recours pour les élus qui peinent à faire venir des médecins sur leurs territoires, l’exercice salarié a tendance « à réduire la production de soins ou la présence médicale dans la journée » et donc produit à terme « une raréfaction de l’offre de soins », estime MG France. L’organisation ajoute qu’ils demandent « une contribution financière importante des collectivités locales, souvent sous-estimée au début ». MG France incite donc les élus à faciliter l’exercice libéral, notamment au travers des MSP et CPTS.
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