Hors norme, tel pourrait être le qualificatif de l’année qui s’achève. À nouveau marquée par la crise sanitaire et rythmée par les « vagues » successives de l’épidémie de Covid, elle a vu les généralistes se mobiliser à plusieurs niveaux.
Il y a bien sûr eu la mobilisation pour la prise en charge des patients mais aussi celle pour le rattrapage des retards enregistrés en 2020 dans le dépistage et la vaccination courante et des ruptures de parcours de soins. Pour la campagne vaccinale anti-Covid, la mobilisation a, là, été hors norme. Même si les vaccins ont tardé à être disponibles pour les généralistes, la profession s’est investie, tant dans les centres de vaccination que dans les cabinets. Et ils ont été en première ligne pour convaincre les patients réticents, listes fournies par l’Assurance maladie à l’appui.
La mobilisation s’est aussi traduite par les actions de prévention, de dépistage et la prise en charge de maux liés au contexte sanitaire et notamment autour de la santé mentale. Face à l’essor des problématiques de santé publique, les généralistes ont donc répondu présent.
Dans le domaine de la recherche aussi, la médecine générale s’est illustrée par sa mobilisation. Ce sont ainsi plus de 100 dossiers qui ont été soumis pour le premier appel à projets de recherche en soins primaires, ouvert cet été. Sans oublier la formation, et l’investissement des enseignants de médecine générale autour de l’entrée en vigueur, à la dernière rentrée, de la réforme du 2e cycle. Et des étudiants pour en pointer les difficultés.
Là où la mobilisation a marqué le pas, ce fut pour les élections professionnelles au printemps. À 22,66 % (23,74 % pour les généralistes), la participation s’affiche historiquement faible. Elle frôlait les 40 % en 2015 ! Pourtant, les sujets n’ont pas manqué cette année, avec la signature de l’avenant 9 et les négociations sur les CPTS et MSP.
Et, entre variant Omicron, campagne de rappel, future convention médicale, etc., les sujets de mobilisation semblent déjà nombreux pour 2022…
Aurélie Dureuil, directrice de la rédaction
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes
Affaire Le Scouarnec : premier mea culpa de l’Ordre des médecins qui exprime ses « profonds regrets »