Dérapage des dépenses d’arrêts de travail : à qui la faute ?

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Publié le 20/09/2024

L’offensive de la Cnam pour réduire les prescriptions dynamiques d’arrêts de travail est parfois mal vécue par la profession. Si les IJ sont en nette augmentation, faut-il chercher les raisons d’abord du côté des médecins et des assurés ? Les causes se révèlent plutôt multifactorielles.

D’ici à décembre, 7 000 généralistes seront contactés pour échanger avec un médecin-conseil sur leurs niveaux de prescription « assez élevés » d’IJ

D’ici à décembre, 7 000 généralistes seront contactés pour échanger avec un médecin-conseil sur leurs niveaux de prescription « assez élevés » d’IJ
Crédit photo : GARO/PHANIE

Les indemnités journalières (IJ) pèsent de plus en plus lourd dans le budget de la Sécu et le poste est sous étroite surveillance. De l’aveu du directeur général de la Cnam, Thomas Fatôme, les dépenses d’arrêts de travail flambent en 2024, en progression de plus d’un milliard d’euros (+ 8,5 % au premier semestre). Autre chiffre édifiant : entre 2015 et 2023 – hors Covid –, les dépenses d’IJ sont passées de 10,4 à 15,8 milliards d’euros et pourraient dépasser 17 milliards en fin d’année. De quoi déclencher le signal d’alarme.

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