Aucune institution n’est à l’abri d’une évaluation, pas même la Cour des Comptes.
Que dire en effet des propos sévères sur le CNOM diffusés dans la presse à partir d’un audit de la Cour des Comptes ? La plus minime équité suppose la possibilité de répondre à quelque jugement avant que celui-ci soit jeté en pâture au grand public. Ce qui n’est présentement pas le cas. Les médias diffusent à l’envi une série de critiques émanant de la Cour sur le Conseil National de l’Ordre des médecins et même sur les conseillers…
Comme beaucoup de Français, je pensais la Cour des Comptes destinée à aider à l’amélioration du fonctionnement de nos institutions. Je ne l’avais pas perçue capable de jeter de manière irresponsable du discrédit sur une institution auditée par elle. Ceci est d’autant plus navrant que notre société vit une époque ou toutes les institutions (politiques, juges, enseignants, médecins…) sont abusivement discréditées, quoiqu’elles fassent.
On nous dira que la Cour des Comptes ne saurait être comptable d’une fuite. Doit-on l’admettre ? Je ne le pense pas. Des amis membres de la Cour des Comptes m’avaient assuré du caractère contradictoire et collégial d’une évaluation par leur institution : opération ratée !
Au côté des élus siègent au CNOM un conseiller d’État et un membre de l’Académie nationale de médecine. Cette dernière m’a chargé de cette mission que j’assume depuis quelques années : j’y ai vu la qualité du travail accompli au service de la profession avec un grand souci de l’intérêt des malades. Je peux témoigner du dévouement et de la compétence des conseillers ordinaux nationaux.
Du fait de ma présence au sein du CNOM j’ai eu à répondre aux questions de l’enquête de la Cour des Comptes. Je n’oserai dire publiquement les questions qui m’ont été posées du fait de leur manque évident de professionnalisme.
S’il m’était exigé de dire un classement en termes de qualité entre le travail du CNOM et ce travail de la Cour des Comptes je n’aurais pas d’hésitation dans ma réponse.
Chers confrères vous devez avoir confiance et être fiers de notre institution ordinale.
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