MG France serait-il sur le point de se rallier à la réforme Touraine ? À en croire Libération, oui. Selon un article publié ce mercredi, « un retournement spectaculaire est entrain de s’opérer autour de ce texte ». Alors qu’entre 20 000 et 50 000 praticiens ont défilé, mi-mars, contre ce texte, voilà que le principal syndicat de généraliste s’apprêterait à s’en satisfaire, selon le journal. « Si cela se confirme, cette loi peut devenir aussi importante et essentielle que la loi de 1958 qui allait fonder les hôpitaux universitaires », affirme ainsi Claude Leichner (sic) dans les colonnes du quotidien. Pour l’auteur de l’article, Eric Favereau, la satisfaction du chef de file de MG France viendrait de l’article 12 du projet de loi. Celui-ci instaure, selon ses propres termes, les « communautés professionnelles territoriales de santé », des praticiens qui, associés à d’autres acteurs du monde de la santé, s’organiseront entre eux, sur le terrain, pour « une meilleure coordination (…), l’amélioration et la protection de l’état de la santé de la population ». Issue des travaux du groupe de concertation, cette nouvelle rédaction cantonne donc les Agences Régionales de Santé à un rôle d’appui et de gestion et non d’organisation. Un changement de paradigme salué peu ou prou par l’ensemble des syndicats de médecins. Au premier rang desquels MG France dont le chef de file, selon Libération, se félicitait de ce « système où ce sont les acteurs de santé qui vont décider ».
Mais la satisfaction n’aura été que de courte durée. Si Claude Leicher reconnaît, jeudi après-midi, que le système arrêté par le projet remanié «est moins administratif », il considère qu’il « ne correspond toujours pas aux besoins d’organisation des soins primaires sur le terrain ». Le leader de MG France va même jusqu’à considérer que le virage ambulatoire « menace d’être raté ». En cause : « la construction d’un étage de santé et non d’un étage de soins primaires ». Ainsi que Claude Leicher l’explique au generaliste.fr, la réalisation de projet de santé sera d’une complexité extrême, pronostiquant que les communautés réuniront « 200 à 300 personnes ». Entre les professionnels de soins primaires, secondaires, du médico-social, de la prévention, cet « étage de santé et non de soins primaires » comprend, à ses yeux, « beaucoup trop d’acteurs ». Ardent défenseur du premier recours, il aurait préféré que « les acteurs de soins primaires se réunissent entre eux ». Il aura attendu, en vain, des modifications en ce sens jusqu’au vote de l’article, mercredi soir.
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