— Un système simplifié de comptage des repas sous système de boucle fermée hybride (1)
La majorité des systèmes hybrides en boucle fermée nécessitent encore le comptage des glucides (CC), mais les preuves de sa justification restent limitées. Ici le contrôle glycémique par annonce simplifiée des repas (simplified meal announcement [SMA]) vs CC chez des adolescents et des jeunes adultes avec DT1 (système mylife CamAPS FX) a été testé : 43 participants (dont 18 femmes et filles) ont terminé l’essai. Dans l’analyse en ITT, le temps dans le TIR était de 69,9 ± 12,4 % pour le SMA (simplifié) et de 70,7 ± 13,0 % pour le CC des glucides (non-infériorité). La dose quotidienne totale d’insuline était plus élevée sous SMA (54,0 ± 14,7 contre 51,7 ± 2,1 U). Trois participants ont présenté des effets indésirables graves, dont aucun n’était lié à l’intervention. Une simplification que les sujets avec DT1 espèrent, surtout les plus jeunes.
— Pas de lien entre deuil et apparition d’un DT1 des sujets jeunes (2)
Nous nous sommes tous un jour posé la question du lien entre des évènements de vie grave et l’apparition d’un DT1 chez les jeunes sujets, plus encore en cas de deuil d’un très proche. Cette étude a été menée sur la cohorte des 3 598 159 enfants nés en Suède entre 1987 et 2020. Le deuil infantile était défini comme le décès d’une mère, d’un père ou d’un frère ou d’une sœur biologiques. Le diagnostic de DT1 chez l’enfant (< 18 ans) a été relevé via le registre national des patients. Au cours du suivi, 86 226 enfants (2,4 %) ont perdu un membre de leur famille et 18 817 (0,52 %) ont reçu un diagnostic de diabète de type 1 (âge médian de début : 9,1 ans). Aucune association globale n’a été détectée entre le deuil infantile et le diabète de type 1 (HR ajusté = 1,04 [0,93-1,17]), ni d’influence de l’âge au moment du décès, de la cause du décès, du lien familial avec le défunt et du temps écoulé depuis le décès. Soit aucune preuve étayant un lien entre le deuil infantile et le diabète de type 1 dans cette vaste étude suédoise basée sur la population.
— L’ADN acellulaire circulant : outil prometteur pour l’étude des maladies métaboliques (3)
Il est utile de disposer de davantage d’outils diagnostiques pour mieux comprendre et suivre l’évolution les maladies métaboliques, dont on sait le caractère épidémique. Récemment, l’ADN acellulaire circulant (ADNcf) s’est avéré être un biomarqueur prometteur pour des maladies comme l’obésité, le diabète de type 2 et la Mafld.
L’ADNcf est libéré par les cellules apoptotiques et nécrotiques dans la circulation sanguine et d’autres fluides corporels, et conserve diverses signatures moléculaires de son tissu d’origine. Ainsi, la charge (quantification en PCR) et la composition de l’ADNcf (comme des modifications épigénétiques) peuvent refléter des pathologies tissulaires et des dysfonctionnements métaboliques systémiques. Par exemple, des signaux précoces de rétinopathie ou de néphropathie diabétique. D’où son potentiel comme biomarqueur diagnostique.
De plus, il a été récemment découvert que l’ADNcf joue un rôle dans l’inflammation du tissu adipeux liée à l’obésité. Cette revue examine les méthodes de détection et l’importance clinique de l’ADNcf dans les maladies métaboliques.
— Un intérêt supplémentaire de mesurer le ratio triglycérides/glucose (4)
Cette étude avait deux objectifs principaux : comparer l’indice triglycérides-glucose (TyG) à l’évaluation de la résistance à l’insuline par le modèle d’homéostasie (Homa-IR), en fonction du métabolisme glucidique myocardique stimulé par l’insuline (MrGlu), via un TEP dynamique utilisant le 18F-fluorodésoxyglucose (18F-FDG) couplé à un clamp euglycémique-hyperinsulinémique ; et évaluer la corrélation entre l’indice TyG et l’efficacité mécano-énergétique myocardique (EME).
Les résultats suggèrent que l’indice TyG est supérieur à l’indice Homa-IR comme indicateur de la résistance cardiaque à l’insuline et pourrait constituer un outil précieux et facilement accessible pour identifier les sujets présentant un risque cardiovasculaire élevé.
— Les bénéfices attendus de l’intelligence artificielle dans le domaine du diabète : une bonne revue ! (5)
Cette revue assez synthétique explore et résume les perspectives actuelles et futures de l’IA dans l’ensemble du continuum des soins du diabète : gestion par le patient lui-même, en soins primaires comme spécialisés, depuis l’amélioration du dépistage et du diagnostic jusqu’à l’optimisation du traitement et la prédiction et la gestion des complications. À lire !
(1) Laesser CI, Piazza C, Schorno N, et al. Simplified meal announcement study (SMASH) using hybrid closed-loop insulin delivery in youth and young adults with type 1 diabetes: a randomised controlled two-centre crossover trial. Diabetologia. 2025 Feb;68(2):295-307
(2) Wernroth ML, et al. Bereavement and type 1 diabetes in childhood: a register- based cohort study in Sweden. Diabetologia. 2025 Mar;68(3):549-556
(3) Pollastri A, Kovacs P, Keller M. Circulating Cell-Free DNA in Metabolic Diseases. J Endocr Soc. 2025 Jan 15;9(2):bvaf006
(4) Cefalo CMA, Riccio A, Fiorentino TV, et al. The triglyceride glucose (TyG) index is associated with decreased myocardial mechano-energetic efficiency in individuals with different glucose tolerance status. Eur J Clin Invest. 2025 Feb 25:e70013
(5) Sheng B et al. Artificial intelligence for diabetes care: current and future prospects. Lancet Diabetes Endocrinol. 2024 Aug;12(8):569-595
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