Aussi efficace sur l'HbA1c que la glargine

Une insuline hebdomadaire testée dans le diabète de type 2

Par
Publié le 04/12/2020
Article réservé aux abonnés

L'insuline icodec, une basale d'action ultra-longue, s'est révélée aussi efficace que la glargine sur le contrôle glycémique dans un essai de phase 2 chez des sujets ayant un diabète de type 2 encore non traité par insuline.

Une incorporation dans l'algorithme de traitement complexe

Une incorporation dans l'algorithme de traitement complexe
Crédit photo : Phanie

Comment améliorer l'acceptabilité de l'insulinothérapie ? L'une des pistes est le recours à des insulines de très longue durée d'action. Dans « The New England Journal of Medicine », le laboratoire NovoNordisk publie les résultats d'un essai de phase 2 sur l'insuline icodec d'action ultralongue nécessitant une injection hebdomadaire.

Cet essai de phase 2 randomisé en double aveugle et double placebo a inclus 247 patients ayant un diabète de type 2 insuffisamment contrôlé par metformine avec ou sans inhibiteurs des DPP4. À 26 semaines, l'hémoglobine glyquée (HbA1c) est passée de 8,1 à 6,7 % dans le groupe icodec et de 8,0 à 6,9 % dans le groupe glargine. Les auteurs ont utlisé dans l'étude un algorithme agressif permettant d'augmenter la dose de chaque insuline en fonction de la glycémie à jeun. À noter qu'il y a eu un peu plus d'hypoglycémies modérées dans le groupe icodec.

Pour les auteurs, une injection hebdomadaire pourrait s'avérer plus simple pour les sujets incorporant l'insuline dans leur traitement. Dans un éditorial (2), deux spécialistes américains du Barbara Davis Center for Diabetes à Aurora (Colorado, États-Unis), saluent l'avancée à venir mais émettent quelques réserves. L'incorporation dans l'algorithme de traitement s'annonce complexe, compte tenu du large éventail de molécules et de schémas déjà disponibles.

De plus, la difficulté d'adapter la dose peut être un frein pour les sujets voulant intégrer l'activité physique dans leur traitement. Le problème serait d'autant plus marqué dans le diabète de type 1, sachant que le laboratoire envisage un développement dans la forme auto-immune. Les éditorialistes appellent à l'avenir à mieux définir les populations qui pourraient en bénéficier afin de personnaliser l'approche thérapeutique.

(1) J Rosenstock et al. NEJM, 2020. DOI: 10.1056/NEJMoa2022474
(2) P Gottlieb et al. NEJM, 2020. DOI: 10.1056/NEJMe2031596

Dr I.D.

Source : Le Quotidien du médecin