Une culture de la prévention des risques psychiques

Il faut mettre en place une formation systématique à la bientraitance

Publié le 25/06/2021
La formation initiale des médecins en « savoir être » est encore largement insuffisante. Quant à la formation continue, la bientraitance en obstétrique ne devrait plus être laissée à la bonne fée de l’intuition personnelle et constituer une thématique récurrente de l’offre, une sorte d’obligation pour les professionnels de la santé des femmes. Cet objectif est susceptible à lui tout seul d’améliorer sensiblement la qualité de nos soins, c’est donc, pour nous tous, un enjeu capital.
Actes effectués sans consentement ou sans explication, absence de prise en compte du vécu traumatique des patientes, ou de leurs choix, paroles cassantes : les « violences obstétricales » devraient être prévenues, dépistées et prises en charge

Actes effectués sans consentement ou sans explication, absence de prise en compte du vécu traumatique des patientes, ou de leurs choix, paroles cassantes : les « violences obstétricales » devraient être prévenues, dépistées et prises en charge
Crédit photo : phanie

La gynécologie obstétrique est une médecine qui touche à l’intimité des femmes. Tout y est sensible. Pas seulement les organes. Les histoires personnelles, les antécédents et les représentations ont des variétés infinies et souvent inattendues qui peuvent constituer autant de vulnérabilités individuelles. Une disponibilité particulière s’impose donc pour celles et ceux qui pratiquent ce métier, qu’on pourrait nommer « tact et sensibilité ». Ces compétences font désormais partie des qualités professionnelles requises de manière impérieuse.

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