Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) intervient dans les pays et secteurs en crise, en collaboration avec l'association Gynécologie sans frontières (GSF) présidée par le Dr Claude Rosenthal. « Bras humanitaire » du CNGOF, GSF organise des missions dans les pays touchés par des catastrophes mettant en péril la santé des femmes (Haïti, Jordanie, Congo…).
Transmettre les connaissances et le savoir-faire français
Quant à la commission relations internationales du CNGOF (CRI), dirigée par le Dr Gilles Dauptain et le Pr Philippe Descamps, elle déploie ses actions par le biais de ses 13 membres, tous gynécologues-obstétriciens. En collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, elle est investie dans le domaine de la formation et de l'enseignement en Asie du Sud-Est et en Afrique. « Depuis 20 ans, nous formons des gynécologues-obstétriciens au Vietnam et au Cambodge. Nous avons ainsi développé des modules dédiés à la chirurgie gynécologique, à l'assistance médicale à la procréation, aux grossesses pathologiques et à l'échographie. Depuis quelques années, nous assurons la formation des formateurs. Nous souhaitons désormais organiser des stages au Vietnam pour les internes français », confie le Pr Descamps. Le nombre très important de patientes prises en charge dans les hôpitaux vietnamiens permet en effet d'accélérer leur formation en chirurgie ou en obstétrique. Le CNGOF organise, en outre, tous les deux ans, un congrès de gynécologie-obstétrique à Saïgon et à Hanoï, qui rassemblent respectivement 1 800 et 1 000 participants.
« En Afrique, nous avons une collaboration étroite avec la Société africaine de gynécologie-obstétrique (SAGO) », affirme le Pr Philippe Descamps. Au Canada, le Collège a développé avec l'Association des obstétriciens et gynécologues du Québec (AOGQ) une politique d'échanges de jeunes médecins via les « fellowships ». « Des chefs de clinique français partent ainsi compléter leur formation à Montréal ou à Québec, mais la réciprocité est également vraie. Nous avons actuellement dans mon service une « fellow » québecquoise qui venue se former pendant un an à la cœliochirurgie », confie le Pr Descamps.
Une place à l'échelle européen
Au niveau européen, le Collège est représenté à l'EBCOG (European Board College of Obstetrics and Gynaecology) et participe chaque année au Four Countries Meeting, qui rassemble les collèges anglais, allemands, hollandais et français. Enfin, le CNGOF est représenté à la Fédération internationale de gynécologie obstétrique (FIGO) qui joue un rôle important dans les pays en voie de développement. « La FIGO regroupe des sociétés d’obstétrique et de gynécologie du monde entier avec une représentation équitable entre les 5 continents. Elle se consacre à l'amélioration de la santé et des droits des femmes et à la réduction des inégalités des soins offerts aux femmes et aux nouveau-nés », indique le Pr Descamps, actuel représentant élu de la France à la FIGO. Cette fédération organise des campagnes de sensibilisation, de formation et d'éducation utiles dans les pays concernés et publie des recommandations scientifiques faisant autorité. « Elle est notamment financée par la fondation Bill & Melinda Gates. La présence du CNGOF au sein de la FIGO vient renforcer son poids en matière d'aide à la santé des femmes à l'échelle internationale », conclut le Pr Descamps.
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