« MANGER au moins 5 fruits et légumes par jour », ce message du Plan National Nutrition Santé (PNNS) est bien retenu du grand public. Néanmoins, les consommateurs ont du mal à le mettre en pratique. Seuls 26% d’entre eux y parviennent (source CREDOC). Les fruits cuits ou en conserve pourraient les aider.
Mauvaises habitudes alimentaires, manque de disponibilité, prix trop élevés sont autant d’arguments avancés pour expliquer une faible consommation de fruits et légumes. Dans ce contexte, quelles recommandations le médecin peut-il faire à ses patients ? Il faut tout d’abord rappeler qu’une alimentation équilibrée passe par la diversité : il faut manger plus de fruits de tous types, et sous toutes leurs formes, comme l’explique le PNNS. En effet, « qu’ils soient frais, surgelés ou en conserve, les fruits apportent divers éléments en quantité importante pour protéger notre santé et rester en forme ». Ces divers éléments nutritionnels sont l’eau, les fibres, et les micronutriments (vitamines, minéraux).
« Dans les compotes, par exemple, l’eau et les fibres sont préservées. Quant à la vitamine C, sensible à la chaleur, elle s’avère de toutes les manières naturellement peu présente dans les fruits tels que les pommes et les poires, principalement utilisées pour ces produits » a expliqué Béatrice de Reynal (nutritionniste).
Un apport en sucres ajoutés modéré
Mais quid de la quantité de sucres ? Parmi les compotes, il existe différents produits qui varient par leur teneur en sucres.
Les « purées de fruits » sont des compotes sans sucres ajoutés (dénomination réglementaire). Les compotes de pomme sans sucres ajoutés présentent une valeur calorique (de 56 à 60 kcal/100g) et un apport en sucres (de12 à 13,5 g/100g) très proches de la pomme fraîche. Elles apportent autant de fibres, de polyphénols et de caroténoïdes qu’une pomme fraîche pelée, et parfois davantage de vitamine C.
Les compotes allégées en sucre contiennent quant à elles en moyenne 5g de sucres ajoutés pour 100g. Il faut donc bien lire les étiquettes. Par ailleurs, concernant les fruits au sirop, l’excessive teneur en sucres qui leur est traditionnellement attachée est obsolète. Les produits sont aujourd’hui appertisés et leur conservation ne nécessite plus d’aussi fortes quantités de sucres.
Conférence lors du MEDEC parrainée par l’Association Française Interprofessionnelle des fruits et légumes à destinations multiples (AFIDEM).
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