INDIQUÉE dans le sevrage alcoolique, la naltrexone pourrait-elle être utilisée à l’avenir dans la fibromyalgie ? C’est en tout cas ce que laissent penser les résultats encourageants d’une étude californienne sur un tout petit échantillon de patients. Le Dr Jarred Younger et ses collègues de l’université de Stanford ont en effet constaté l’efficacité de la molécule à faibles doses chez 6 des 10 femmes participantes. Ont été améliorés versus placebo la douleur et son intensité la plus élevée, la fatigue et le stress. Il semblerait également qu’il existe un effet bénéfique sur d’autres symptômes tels que l’insomnie, les troubles gastro-intestinaux et les céphalées.
Des résultats préliminaires à confirmer.
Pendant toute la durée de l’étude, il était demandé aux femmes de noter une fois par jour leurs symptômes sur un carnet. Les quatorze semaines au total étaient réparties de la façon suivante : 2 semaines sans prise de gélule, 10 semaines avec une gélule par jour avec 2 semaines de placebo puis 8 de naltrexone, et enfin 2 semaines supplémentaires sans gélule. Aucun effet secondaire grave n’a été relevé et seuls des rêves agités ont été rapportés chez deux sujets.
Comme l’échantillon de l’étude est très restreint, il est avant toute chose nécessaire de confirmer ces résultats préliminaires sur une population plus large. À ce titre, un essai en double aveugle, mené par la même équipe de l’université de Stanford, est actuellement en cours jusque fin 2009. Il faudra à l’avenir également répondre à d’autres interrogations concernant la dose optimale, les interactions médicamenteuses et surtout la durée de traitement.
Pain Medicine, 2 009.
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