La fermeture du service d'oncologie pédiatrique de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine) après le départ à la retraite de la pédiatre et cancérologue Nicole Delépine, qui le dirige depuis 2004, continue de faire des remous. Cette unité -qui accueille actuellement une trentaine d'enfants- privilégie des traitements individualisés par rapport aux protocoles standardisés. Et malgré la promesse d’un transfert du service dans le même département, à l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt, des parents de quatre jeunes patients avaient entamé le 26 juin une grève de la faim, dans la chapelle de l'hôpital, pour réclamer la poursuite des méthodes spécifiques de l'unité spécialisée dans les cancers de l'os de Raymond-Poincaré.
L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a décidé dimanche matin de mettre unt terme à cette occupation. Dimanche matin "les équipes du SAMU, appuyées par les forces de l'ordre sous l'autorité du Préfet, sont entrées dans la chapelle. Elles ont expliqué aux quatre personnes les motifs de l'intervention, destinée à leur éviter de se mettre davantage en danger. Elles leur ont proposé d'être transportés dans un service médical proche. Elles ont préféré quitter les lieux par leurs propres moyens", a expliqué l'AP-HP. L'AP-HP justifie aussi cette décision pour éviter "des troubles susceptibles de gêner la bonne prise en charge de l'ensemble des patients de l'hôpital".
"Consciente de l'angoisse exprimée par les familles", l'AP-HP rappelle dans son communiqué qu'"il a été donné par écrit des assurances que tous les enfants (...) pourraient poursuivre le même traitement". A l’inverse, l'association Ametist regroupant des parents dénonce un coup de force : "Malgré la bonne volonté des grévistes depuis plusieurs jours pour une médiation, la direction de l'hôpital durcit sa position et refuse une fois de plus le dialogue en utilisant la force", dit-elle.
Une réunion s'est ensuite tenue à la mi-journée entre une douzaine de parents et trois représentants de l'AP-HP, pour "établir un dialogue", selon un communiqué de l'AP-HP. Lors de cette réunion, l'AP-HP a "réitéré les garanties" que les enfants qui le souhaitent "pourraient poursuivre le même traitement". Une autre réunion se tiendra la semaine prochaine avec des médecins de l'unité d'oncologie pédiatrique "pour entendre leurs souhaits et les associer à la suite", a-t-elle annoncé.
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