Un bon point pour les généralistes ! Les omnipraticiens fument beaucoup moins que la moyenne des Français, nous apprend un rapport de Santé publique France (SPF), publié à l'occasion de la deuxième édition du « Mois sans tabac ».
Selon l'agence, en 2015, 16 % des médecins généralistes déclaraient fumer et 14 % avouaient le faire quotidiennement. Des chiffres largement inférieurs aux moyennes françaises : en 2016, 34,5 % des Français âgés d'entre 15 et 75 ans fumaient du tabac et 28,7 % tous les jours.
En forte baisse par rapport à 2003
Fin mai, lors de sa première apparition publique en tant que ministre de la Santé, Agnès Buzyn avait érigé la lutte contre le tabagisme en priorité de son action à Ségur et indiqué vouloir régler le problème du tabagisme des professionnels de santé par « souci d'exemplarité et d'efficacité ».
La consommation de tabac des médecins de famille devrait donc rassurer la ministre. D'autant plus qu'entre 2003 et 2015, le tabagisme a fortement baissé chez les généralistes, passant de 29 % à 16 %, « contrairement à ce qui est observé en population générale » sur la même période, souligne Santé publique France. Autre différence avec la population générale relevée par SPF : la prévalence du tabagisme ne fluctue pas en fonction du sexe et de l'âge chez les généralistes.
« Comme dans toute enquête déclarative portant sur des sujets sensibles, les réponses peuvent faire l'objet d'un biais », note toutefois Santé publique France au sujet du rapport. En clair, les médecins peuvent être tentés de minorer leur consommation de tabac lorsqu'ils répondent aux enquêtes.
Avec AFP
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention