À côté du traitement de première intention, constitué par les biphosphonates, et du raloxifène, prescrit chez des femmes plus jeunes qui n’ont pas de risque de fracture de hanche, existent de nouvelles molécules sur le marché (denozumab) ou en voie de développement. Deux nouveaux types de molécules sont ainsi en développement.
› L’odanacatib est un inhibiteur de la résorption osseuse, qui « endort » les ostéoclastes, ce qui permet d’escompter un mode d’action et une tolérance différents des biphosphonates. Les résultats d’étude de phase III montrent une indéniable efficacité dans le cadre de la prévention des fractures de vertèbres, dans celui des fractures de hanche, et celui des fractures « non vertébrales ». La diminution du risque relatif, au niveau de la hanche est de 47 %, ce qui en fait le traitement actuel le plus efficace pour prévenir les fractures de hanche.
Le rapport bénéfice-risque est satisfaisant. Le dossier va être déposé à l’Agence européenne d’ici la fin de cette année Ce bénéfice suffira-t-il pour convaincre les autorités que ce médicament a une place sur le marché ? « On peut, selon Bernard Cortet, en douter au vu des considérations financières devenues prépondérantes ».
› D’autres médicaments ostéoformateurs sont à l’étude. Il s’agit d’anticorps monoclonaux, le romosozumab et le blosozumab, qui agissent en inhibant les inhibiteurs des ostéoblastes. Les résultats de phase II montrent, après deux ans de traitement chez des patientes ostéo-porotiques, une masse osseuse vertébrale est augmentée de 17 %, ce qui, selon le Pr Cortet, « est considérable » .
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