C’est arrivé le 24 septembre 1886

Naissance d’Edward Bach, le médecin qui « guérissait par les fleurs »

Publié le 24/09/2014

Enfant sensible mais de santé fragile, Edward Bach est né à Moseley, une petite bourgade voisine de Birmingham. Il manifeste très vite un grand amour pour la nature, heureux au milieu des oiseaux, des arbres et des fleurs… Il sait aussi très vite qu’il veut devenir médecin. Mais, sachant que ses parents ne pourront pas supporter le poids financier de ses études, il travaille durant trois ans dans l’entreprise familiale de fonderie de laiton. Après avoir envisagé de devenir prêtre, Bach finit par s’inscrire à l’université de médecine de Birmingham alors qu’il est âgé de 20 ans. Il obtient son diplôme en 1912. Il aurait dit alors : « Il me faudra cinq ans pour oublier ce que j’ai appris ». le jeune médecin vient s’installer à Londres où il est engagé au Centre Hospitalier Universitaire et il ne quittera pratiquement plus la City. Il n’aime pourtant pas beaucoup la ville et il se refuse même à aller se promener dans les parcs de peur que l’appel de la nature soit trop fort et que cela lui donne l’envie de retourner dans sa campagne natale…

En 1913, Bach achète un cabinet à Harley Street, rue huppée de Londres où les plus prestigieux praticiens de Londres avaient leur pratique, et commence à s’intéresser à l’immunologie. Il étudie ainsi les germes intestinaux et se convainc qu’un vaccin mis au point à partir de ces germes et injecté dans la circulation sanguine aurait pour effet de débarrasser l’organisme des toxines provoquant la maladie chronique.

Trois mois à vivre...

En 1917, alors qu'il est chargé de soigner les soldats blessés sur le front français, il perd conscience et doit être opéré en urgence suite à une grave hémorragie, provoquée par une tumeur. Ses confrères ne lui donnent plus que trois mois à vivre. S’étant miraculeusement rétabli, Bach va partir du principe que la maladie physique est la conséquence d'une attitude mentale erronée et il va dès lors se consacrer à la recherche de remèdes purs susceptibles d'aider la personne malade à retrouver un état d'esprit positif.

Il travaille alors dans le laboratoire dont il s’est doté, à la mise au point de vaccins par voie buccale, selon les principes homéopathiques, appelés les sept nosodes. Il pense avoir trouvé une corrélation entre les sept groupes d'états d'esprit qu'il a décelés chez l'être humain selon son observation et sept groupes spécifiques de bactéries, indépendamment du type de maladie. Ceux qui, par exemple, sont nerveux et timides auraient besoin du même nosode, quelle que soit la nature de leurs souffrances. Il s’attache à découvrir de nouveaux remèdes parmi les plantes, herbacées ou non. Il les expérimente mais reste insatisfait du résultat. C’est ainsi qu’il écrit : « Nous nous efforçons de remplacer le nosode bactérien par des plantes, et nous avons, en effet, réussi à le faire près totalement et exactement pour quelques-unes d’entre elles : par exemple, par ses vibrations, l’Ornithogale, est presque identique au groupe bactérien Morgan(...) Mais il nous manque encore une chose, et c’est ce qui nous tient en échec dans nos efforts pour éviter d’employer les nosodes bactériens ; ce point essentiel est la polarité”. Les remèdes issus des champs lorsqu’ils sont dynamisés possèdent une polarité positive, alors que ceux liés à la maladie présentent une polarité négative. Actuellement, il semble que ce soit cette polarité négative qui ait tant d’importance dans les résultats obtenus avec les nosodes bactériens... on pourrait peut-être découvrir une nouvelle forme de dynamisation d’ici quelque temps. »

En 1930, il abandonne son poste de bactériologiste à l’hôpital homéopathique de Londres, désireux de retourner à la nature et surtout de se mettre en quête de fleurs sauvages qui seraient les instruments de sa nouvelle méthode de soin.

38 préparations florales réparties en sept groupes

Il conçoit finalement 38 préparations florales réparties en sept groupes qui correspondent aux sept nosodes : les Fleurs de Peur (groupe I), d'Incertitude (Groupe II), de Manque d'intérêt pour le présent (Groupe III), de Solitude (Groupe IV), d'Hypersensibilité aux influences et aux idées (Groupe V), d'Abattement et désespoir (Groupe VI), et de Souci excessif du bien-être d'autrui (Groupe VII) auxquelles s'ajoute une 39e préparation – la plus connue (qui consiste en un mélange de cinq remèdes synergiques) – appelée « Rescue Remedy » ou « Remède d'urgence ».

Le seul ouvrage de Bach s'intitule « La Guérison par les fleurs ou Guéris-toi toi-même ». Il y expose ses considérations sur la maladie, la guérison et sa philosophie personnelle de l'être et de la vie. La deuxième partie du livre, intitulée « Les douze guérisseurs » décrit les trente-huit états de chaque fleur.

Le 27 novembre 1936, âgé de 50 ans, le Dr Edward Bach est mort dans son sommeil après avoir survécu dix-neuf ans à son cancer.


Source : lequotidiendumedecin.fr