Sanofi va stopper la distribution d'un traitement du cancer de la vessie en 2019

Publié le 22/11/2016
échographie cancer de la vessie

échographie cancer de la vessie
Crédit photo : VOISIN/PHANIE

Un traitement de BCG thérapie permettant de soigner certains cancers de la vessie ne sera plus commercialisé d'ici 2019. C'est ce qu'ont annoncé ses fabricants : les laboratoires Sanofi Pasteur. Selon eux, cette décision a été prise en raison de « difficultés de production » qui posent problème depuis des années.

Actuellement présent sur le marché français, canadien ou britannique l'Immucyst répond « à toutes les exigences de qualité, sécurité et efficacité ». Cependant, les complications répétées lors de la production ne permettent pas de maintenir l'approvisionnement fiable que requiert ce type de produit à long terme.

En effet, le principe actif de ce traitement reste le bacille de Calmette et Guérin. Or, cette mycobactérie demeure « beaucoup moins industrialisable que des bactéries et virus classiques », explique le porte-parole de Sanofi Pasteur. En 2012, la seule unité de groupe produisant l'Immuncyst localisée à Toronto avait dû suspendre la fabrication suite à une contamination par un champignon. Ceci avait engendré une pénurie de traitement, jusqu'à ce que d'autres laboratoires, comme Merck aux États-Unis, ou Medac en Allemagne, parviennent à augmenter leurs volumes de production afin de combler le déficit. Ainsi, la production du traitement n'avait repris à Toronto qu'en 2014 dans des proportions limitées à cause des procédés de fabrication surannés et du contrôle exigeants des autorités réglementaires.

Si l'arrêt de commercialisation est prévu, le laboratoire s'engage mettre à répondre aux besoins jusqu'à fin 2018. D'ici là des « solutions alternatives adaptées pour les patients atteints de cancer non invasif de la vessie devront être identifiées », ont-ils conclu. Apparemment, le groupe Merck and Co dispose notamment d'un produit analogue, et d'autres fabricants existent aussi en Allemagne, au Danemark, au Japon ou en Inde.

 

 

D'après AFP


Source : lequotidiendumedecin.fr