Comment anticiper la baisse de la démographie du nombre de médecins du travail ? Ils sont passés de 6 000 en 2006 à 5 000 en 2015. Et le phénomène risque encore de s’accentuer, 40 % d’entre eux ayant plus de 60 ans. Des solutions sont proposées dans le rapport du député PS Michel Issindou, intitulé Mieux cibler les moyens sur les salariés exposés à des risques particuliers. Ces préconisations sont reprises dans la mouture de la future loi travail El Khomri.
Deux ans
Quels sont les changements induits par la loi. Aujourd’hui, tout salarié doit être vu au moins une fois tous les deux ans. A l’avenir, ce délai devrait être rallongé pour l’essentiel des postes, sauf ceux à riques, dont les contrôles devraient pour leur part être renforcés. Dans le même ordre d’idée, les salariés intérimaires et en CDD bénéficieraient d’un dossier et donc d’un suivi, contrairement à la situation présente. La visite ne serait plus attachée au contrat mais à la personne.
Moins de prévention
L’autre changement important interviendrait dans la nature de la prise en charge. Les salariés exposés (BTP, chimie, industries...) continueraient à être soumis à l’embauche à une visite médicale systématique d’aptitude auprès d’un médecin du travail. Les autres salariés seraient suivis par une équipe pluridisciplinaire composée d’autres praticiens comme des infirmiers, ergonomes...
Les critiques portées par les détracteurs de cette réforme se focalisent surtout sur l’abandon de la prévention au bénéfice du contrôle. Or 95 % des déclarations d’inaptitude mènent à un licenciement. « L’accompagnement des salariés dans leur carrière permet de ne pas en arriver à ce point », souligne la CFDT. Pourtant, le ministère du Travail le confirme : « La prévention est bien un élément clef du projet. »
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