Les règles exceptionnelles élargissant la pratique de la téléconsultation pendant la crise sanitaire n'ont pas vocation à perdurer après l'épidémie, a souligné Nicolas Revel, directeur de la CNAM, lors d'une audition en visioconférence organisée par la commission des affaires sociales du Sénat mercredi.
Le gouvernement a autorisé mi-mars les téléconsultations remboursées hors parcours de soins et sans contrainte géographique avec une prise en charge à 100 % par l'Assurance-maladie. Début avril, les praticiens ont aussi eu le feu vert pour effectuer des consultations par téléphone et des téléconsultations spécialisées complexes et avis ponctuels de consultant à distance.
Mais il n'est pas prévu de garder les vannes ainsi grandes ouvertes lorsque l'épidémie sera terminée, explique le patron de la CNAM. « Les circonstances sont particulières et au long cours je ne pense pas qu'il faut pérenniser (...) Un million de téléconsultations ont été réalisées en une semaine [la première d'avril, NDLR], 85 % entre un médecin traitant et son patient. Elles sont donc faites dans le parcours de soins », analyse-t-il. Quelque 30 000 généralistes sont des utilisateurs réguliers.
Même observation au sujet des consultations téléphoniques. « On ne peut pas dire qu'une consultation physique égale un appel téléphonique. Ça ne me paraît pas évident », ajoute-t-il, précisant qu'un bilan sera réalisé après l'épidémie.
En revanche, la pratique du télésoin (prévue dans la loi mais qui s'est accélérée et élargie en urgence pour certains actes des infirmiers, sages-femmes et orthophonistes) devrait s'inscrire dans un cadre pérenne. Un travail avec la Haute Autorité de la Santé (HAS) devra en définir les actes et modalités.
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