Ira ? Ira pas ? Décidément, chaque élection qui passe est l’occasion de s’interroger sur le destin politique d’Agnès Buzyn. Il y a huit mois, la ministre de la Santé avait déjà été donnée partante du gouvernement pour prendre la tête de liste LREM des européennes. Le suspens dura quelques semaines, avant que la candidature de Nathalie Loiseau – à l'époque, son homologue aux affaires européennes — ne s’impose finalement. Un scénario similaire s’est rejoué cette semaine concernant cette fois les prochaines municipales. L’intéressée avait pourtant juré mi-octobre qu’elle n’était candidate à rien, en tout cas pas ce coup-là. Mais voilà que François Bayrou relance l’idée d’un « plan B » pour tirer la majorité de la capitale de l’ornière. Et le leader du MoDem de suggérer – pourquoi pas ?- de placer l’hématologue parisienne en pole position. Bof… Le challenge ne tente guère la ministre, qui a donc démenti mardi matin sur RTL toute vocation à jouer les arbitres et en l’occurrence les premiers rôles dans les urnes.
Tempête dans un verre d’eau ? Cela pose néanmoins la question de l’avenir des ministres techniciens. Ou comment passer de la société civile à la cour des grands quand on a fait ses preuves au gouvernement ? Agnès Buzyn n’est pas le premier médecin à gérer l’avenue de Ségur. Mais à la différence de ses illustres prédécesseurs, elle demeure encore vierge de toute tentative face au suffrage universel. Hormis Bernard Kouchner, tous les autres, les Hubert, Douste ou Mattéi avaient déjà subi ce baptême du feu quand ils sont arrivés aux affaires. Pas elle. C’est ce qui la rend authentique et fragile à la fois. Et pourtant, elle semble bien consciente qu’en France, en politique, on ne prête qu’aux riches. « Je suis complètement investie sur mes dossiers, même si j'ai dit qu'un jour je me frotterai à une élection », a-t-elle promis en début de semaine. Comme pour s’excuser d’être encore si novice.
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