C’est l’une des dispositions de la loi de santé les plus contestées par la profession : la possibilité pour les pharmaciens de pratiquer la vaccination contre la grippe saisonnière à l’officine pour augmenter le taux de couverture vaccinale (46 % l'an dernier contre un objectif de santé publique de 75 %).
Depuis le 6 octobre, l'expérimentation de la vaccination antigrippale – qui ne concerne que les adultes hors femmes enceintes et personnes à risque – a été lancée dans deux régions : Nouvelle Aquitaine et Auvergne-Rhône Alpes. Elle est soumise à des conditions strictes (volontariat des pharmaciens, formation, locaux adaptés…).
Plus de 50 000 personnes
Depuis le lancement de cette expérimentation pour trois ans, 51 000 personnes ont déjà bénéficié d'une vaccination à l'officine, selon le dernier décompte de la DGOS (ministère de la Santé) transmis au « Quotidien ». D'après l'Ordre des pharmaciens, cette pratique peut intéresser potentiellement jusqu'à 11 millions d’habitants avec différents profils de territoires (déserts médicaux, zones urbaines et rurales, zones montagneuses) et environ 5 000 pharmacies.
Cette nouvelle mission confiée aux officinaux est loin de plaire aux représentants des médecins libéraux, et pas davantage aux infirmiers qui craignent un « démantèlement de leurs compétences ». En tête de la protestation, leur Ordre national incite les infirmiers à rappeler aux patients de « la place incontournable du professionnel infirmier, qui est le plus légitime pour vacciner… ». Ambiance.
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