Les six membres fondateurs de l'IHU Méditerranée Infection et la présidente de l'Institut dirigé par le Pr Didier Raoult ont acté vendredi le lancement du recrutement d'un successeur à l'infectiologue controversé, qui sera désigné au plus tard le 30 juin 2022.
« Une commission de recrutement sera créée à cet effet et un appel d'offres international sera lancé », selon un communiqué commun des membres fondateurs de l'Institut hospitalier universitaire (IHU) transmis à l'AFP par l'université Aix-Marseille, où se tenait la réunion de vendredi. L'appel d'offres sera lancé d'ici quelques semaines, a indiqué une source au sein de l'université.
Le processus de recrutement, qui doit être soumis au préalable à l'approbation d'un conseil d'administration de 18 membres - dont les six fondateurs - prévu le 23 novembre, « aboutira à la désignation de la nouvelle directrice ou du nouveau directeur au plus tard le 30 juin 2022 pour une prise de poste au plus tard le 30 septembre 2022 », selon le communiqué.
Retraité de l'AP-HM depuis le 31 août
Cela laisse l'opportunité à Didier Raoult, retraité depuis le 31 août en tant que PU-PH, de rester à la tête de l'IHU une année supplémentaire, comme il en avait exprimé le souhait le 10 septembre à la chaîne BFMTV, jusqu'à la désignation de celui ou celle qui lui succédera. Selon les statuts de l'IHU, consultés par l'AFP, « le directeur est nommé, après avis du conseil d'administration, par le président » de cette instance.
Le nouveau directeur de l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) François Crémieux, dont fait partie l'IHU, avait confié au Monde en août sa volonté de lancer en septembre le processus de recrutement du professeur de 69 ans.
Outre l'AP-HM et l'université Aix-Marseille (AMU), l'Institut de recherche pour le Développement (IRD), l'Établissement français du sang (EFS), l'Institut Mérieux et le Service de santé des armées (SSA) font également partie des membres fondateurs de l'IHU.
L'EFS avait indiqué en amont de la réunion aborder « les évolutions nécessaires » de la gouvernance de l'IHU « avec la volonté de préserver cet outil extrêmement important de la sécurité transfusionnelle, qui abrite le laboratoire expert sur les virus émergents ». De son côté, l'IRD assurait qu'il serait « attaché à une procédure claire et transparente pour trouver une personnalité scientifique portant le meilleur projet pour l'avenir de l'IHU ».
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