Un an après le démantèlement de la « jungle »,

Les migrants de Calais sont toujours en errance

Publié le 15/09/2010

DE NOTRE CORRESPONDANTE

À QUELQUES encablures du phare de Calais, une longue file de migrants s’étire le long d’un bâtiment de briques. C’est l’heure de la distribution du repas. Tous les jours, à 13 heures, les bénévoles de l’association Salam servent un plat chaud aux réfugiés. Une assiette de raviolis, des bananes, une brique de lait, agrémentées d’une tasse de thé fumant qu’ils boivent par petits groupes, assis sur le trottoir. Certains parcourent des kilomètres à pied pour recevoir ce qui est souvent l’unique repas de la journée.

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