Après le rejet de l’amendement Lefebvre devant la commission des Affaires sociales, le gouvernement, par la voix de Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé à l’Assemblée qu’il était défavorable au projet. « Sur le fond, a expliqué la secrétaire d’État à l’Économie numérique, un congé maladie ou un congé maternité, c’est d’abord un droit de ne pas travailler pour se remettre de sa maladie ou commencer à élever son enfant ». Elle a remarqué qu’« une mesure comme celle-ci supposerait qu’on puisse être sûr que le volontariat est bien réel. On sait bien que ce n’est pas forcément le cas, il n’y aurait rien de pire qu’un télétravail subi. »
Interrogée par « Le Quotidien », le Dr Jacqueline Fraysse, députée (PCF) et secrétaire de la commission des Affaires sociales, estime cependant que « cet amendement constitue un poisson pilote lancé par le gouvernement. Il faut le prendre très au sérieux, même si le texte, cette fois-ci, n’est pas adopté. Tôt ou tard, comme le travail dominical, le sujet reviendra sur le devant de la scène et les premières réactions n’auront visé qu’à préparer les esprits et à instiller la remise en cause des droits sociaux. »
L’Académie de médecine s’alarme du désengagement des États-Unis en santé
Un patient opéré avant le week-end a un moins bon pronostic
Maladie rénale chronique : des pistes concrètes pour améliorer le dépistage
Covid : les risques de complications sont présents jusqu’à trente mois après hospitalisation