Du 30 mars au 7 avril, vous serez invités à élire par voie électronique vos représentants aux URPS. Ce scrutin déterminera aussi le poids des organisations amenées à négocier la future convention médicale. Savez-vous pour qui voter ? Le Généraliste publie les professions de foi des sept syndicats de médecins libéraux qui brigueront vos suffrages.
Vous n’y avez peut-être pas songé, avant tout préoccupés par la crise sanitaire. Dans quelques semaines, vous aurez pourtant à élire vos représentants aux Unions régionales des professionnels de santé (URPS). L’occasion de vous exprimer ne se présente pas si souvent. La dernière remonte à 2015. Cette année, les élections professionnelles mettront aux prises jusqu’à six ou sept syndicats dans le collège généraliste, selon votre région ! MG France et les Généralistes-CSMF présenteront des listes dans les 17 régions de l’Hexagone et d’outre-mer. La FMF, le SML et pour la première fois l’UFML-S seront également en lice dans la majorité des régions (hormis la Corse, la Guadeloupe et la Guyane). L’Union collégiale et Jeunes Médecins essaieront de se faire une place (voir encadré ci dessous). Ce scrutin permettra d’établir le rapport de force des organisations, amenées à négocier avec l’Assurance maladie la future convention médicale (qui pourra signer, s’opposer...). Les quatre syndicats représentatifs (MG France, FMF, CSMF et SML) ayant tous paraphé le précédent accord ou y ayant adhéré pour les deux derniers cités, il sera difficile d’appuyer votre choix sur leur positionnement conventionnel. Pour saisir les différences – et il y en a – entre les listes candidates, il vous faudra éplucher leur programme, dont nous publions les grandes lignes.
Statu quo ou chamboule-tout ?
S’ils sont unanimes à revendiquer une hausse significative du tarif de la consultation (avec un acte de base revalorisé à hauteur de 30 à 50 euros), les syndicats sont divisés sur la place que doivent avoir les forfaits, mais aussi sur les modalités de la coopération interprofessionnelle, ou encore sur les mesures à prendre pour faciliter l’installation, améliorer la protection sociale ou renforcer la sécurité des médecins. MG France, qui l’avait emporté en 2015 avec 31,3 % des voix, entend conforter son leadership avec un programme qui défend l’équité tarifaire et une meilleure qualité de vie. La FMF et sa nouvelle équipe dirigeante voudront rééditer leur confortable deuxième place (27,6 %) en revendiquant un espace de liberté tarifaire et un « vrai forfait structure ». Les Généralistes-CSMF (20,2 % en 2015) misent sur la défense du paiement à l’acte et une nouvelle hiérarchisation des tarifs selon la complexité des actes, tandis que le SML (16,5 %) défend un programme délibérément libéral porté par des médecins davantage entrepreneurs. Pour la première fois en lice, l’UFML-S tentera de conquérir sa représentativité grâce à un discours qui prône l’indépendance à tout prix et la suppression des secteurs d’exercice. Encore un doute ? Demandez les programmes !
