Les médecins sont trois fois plus adeptes des objets connectés que les Français. C'est ce que révèle une étude menée conjointement par la MASCF et la société Withings. Ils étaient 25 % en 2016 à les utiliser pour leur usage personnel. Ils utilisent surtout (18 %) des traqueurs d'activité (mesure d'activité sur une journée...) et de sommeil (7 %). En comparaison, seuls 5 % des Français utilisaient un traqueur d'activité en 2014.
Dans le cadre de leur exercice, les chiffres sont moins élevés. Les médecins utilisent peu les objets connectés comme outil de diagnostic ou de suivi. 15 % des sondés seulement affirment utiliser un de ces objets à titre professionnel. Parmi eux, les plus fréquemment utilisés sont l'ECG (6 %), le tensiomètre (4 %), le glucomètre (3 %), l'oxymètre (3 %) et le traqueur d’activité (1,8 %). Cependant, les applis mobiles sont plus plébiscitées : 61 % des sondés affirment en utiliser dans le cadre professionnel. Le plus souvent, c'est une appli d'encyclopédie médicale qui est utilisée (33 %) ou une aide au traitement (37 %) ou au diagnostic (37 %). Les médecins seraient par ailleurs très peu (7 %) à conseiller à leurs patients l'utilisation d'applications santé.
L'étude tente de déceler aussi les raisons pour lesquelles les médecins sont encore parfois réticents envers les objets connectés. 40 % des interrogés évoquent une menace sur le secret médical (40 %) et 31 % avouent préférer le contact direct avec le patient. Ils s'inquiètent aussi de la fiabilité des objets ou encore du non-remboursement des actes de télémédecine.
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