Petit à petit la campagne de rappel vaccinal s’étend dans la population française. D’abord destinée aux résidents des Ehpad et des unités de soins de longue durée (USLD), aux personnes de plus de 80 ans vivant à leur domicile, celles présentant un risque de forme grave et aux immunodéprimés, la campagne a été rapidement étendue aux personnes de plus de 65 ans au mois de septembre. Les soignants étaient également devenus éligibles à cette 3e dose de vaccin anti-Covid début octobre.
À partir de début décembre, les personnes entre 50 et 64 ans auront accès à cette dose de rappel, a indiqué Emmanuel Macron dans son allocution du 9 novembre. Pour tous, un délai de six mois est requis entre la primo vaccination et cette nouvelle injection. Au 31 octobre, pour les deux doses de vaccin, la tranche d’âge des 65 à 74 ans était la plus vaccinée (avec un taux de vaccination totale de 93 % et un taux de première injection de 94 %) juste devant celle des 55 à 64 ans (respectivement 90,4 % et 91,5 %).
Le passe sanitaire conditionné au rappel pour les plus de 65 ans
Pourtant, la campagne de rappel semble à la peine auprès des premières populations éligibles. Début novembre, seuls 48 % avaient reçu une troisième dose. Afin d’accélérer la campagne, le chef de l’État a à nouveau dégainé le passe sanitaire. À partir du 15 décembre, les personnes de plus de 65 ans devront « justifier d’un rappel » pour disposer d’un passe sanitaire valide, a annoncé le chef de l’État.
L’effet a semble-t-il été immédiat. Ainsi la plateforme Doctolib recense 100 000 prises de rendez-vous entre 20 heures et 21 heures ce mardi, sur un total de 149 000 rendez-vous pris pour la vaccination dans la journée. Ce mercredi 10 novembre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a par ailleurs précisé que le passe sanitaire des plus de 65 ans sera désactivé en l’absence de dose de rappel, « 6 mois et cinq semaines » après la primovaccination.
Pour cette campagne, le ministère mise sur la ville. Il entend « repositionner la campagne autour du professionnel de santé et la relation de confiance qu’il entretient avec ses patients », a-t-il expliqué début novembre. Cela passe par la mise à disposition des médecins traitants par l’Assurance maladie d’un tableau de bord avec la liste de leurs patients éligibles à la dose de rappel mais aussi une modification des rémunérations de la vaccination en centre afin d’avoir « un modèle plus neutre qui n’encourage pas ni ne décourage la vaccination dans l’un ou l’autre lieu ». Cela s’est ainsi traduit par une baisse de la rémunération en centres de vaccination, entrée en vigueur le 8 novembre.
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