13 millions de Français vont bientôt recevoir une invitation à aller chercher en pharmacie leur vaccin antigrippal annuel qui peut être administré par un professionnel de santé (médecin, pharmacien, sage-femme, infirmière). Mais pour l’Assurance Maladie, il serait souhaitable d’élargir cette couverture vaccinale aux proches des personnes fragiles et des femmes enceintes et à tous leurs soignants afin de majorer l’impact préventif en limitant la circulation virale. Les professionnels de santé peuvent éditer eux-mêmes, via leur accès professionnel au site de la CPAM, des bons de prise en charge pour les porches qui souhaitent se faire vacciner.
La grippe pire qu'une fracture du col du fémur chez le sujet âgé
Comme l’explique le Dr Henry Partouche (généraliste à Saint-Ouen, membre du HCSP), « l’approche temporelle des médecins généralistes, centrée sur le patient, peut permettre d’aborder les différents aspects de l’infection grippale. Même si globalement les français sont informés du risque grippal, ils imaginent rarement les conséquences à moyen et long terme : outre les risques de grippe grave, d’hospitalisations (parfois en réanimation), la grippe fait perdre des années de vies en bonne santé aux personnes âgées (perte de plus de points de dépendance qu’une fracture du col du fémur). Ces questions doivent être régulièrement abordées, l’acceptation de la vaccination demande parfois du temps ».
« Il est aussi essentiel de rassurer les patients sur l’innocuité du vaccin saisonnier qui est tout à fait indiscutable, même si des réactions locales et générales sont possibles et que l’efficacité vaccinale est limitée à 60 à 70 % », ajoute le Pr Bruno Lina (Lyon).
Moins de 7 % des femmes enceintes vaccinées
Outre les personnes âgées ou fragiles, les patients atteints de pathologie chronique et les soignants, la vaccination doit être proposée aux femmes enceintes, qui à l’heure actuellement en France ne sont que 7 % à être vaccinées. Or la grippe peut être à l’origine de complications graves chez ces femmes. En outre, vacciner la mère permet un passage des anticorps à l’enfant ce qui lui confère une immunité pendant ses 6 premiers mois. Une stratégie de cocooning vaccinal permet aussi d’éviter à ces femmes d’être en contact avec le virus.
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