La crise sanitaire a mis à jour les inégalités sociales de santé et les a accentuées. Afin d’essayer de réduire ces inégalités, pour la campagne de vaccination anti-Covid-19, l’Assurance maladie avait donc décidé de mettre en place des dispositifs dits d'« aller vers ». L'objectif était d’atteindre des publics précaires, isolés, sans médecin traitant, etc.
Ces dispositifs sont venus en complément des actions d’« aller vers » médicalisé à destination des personnes présentant des facteurs de risques médicaux.
Dans un dossier publié par l’Assurance maladie le 1er juillet, celle-ci dresse le bilan des actions menées en 2021 (voir infographie). Avant la mise en place des différents projets, « les caisses d’Assurance maladie ont mené des travaux préparatoires et d’analyse territoriale pour dresser une photographie populationnelle et géographique des publics à accompagner », explique l’Assurance maladie. Ensuite, « l’"aller vers" a été nourri d’initiatives locales innovantes » : travail avec les associations partenaires implantées localement notamment pour recenser les personnes souhaitant se faire vacciner, vaccination itinérante et à domicile, centres de vaccination éphémères avec des actions « au pied des tours » ou des vacci-drive, etc.
L’Assurance maladie se félicite de la mise en place de ces actions et estime que « désormais, l’"aller vers" a vocation à perdurer et à s’inscrire pleinement dans nos missions d’accompagnement en santé », souligne Thomas Fatôme, directeur général de la Cnam.
« Cette meilleure connaissance de nos publics et de leurs besoins, et ce renforcement de nos relations partenariales, vont pour l’avenir, j’en suis certain, modifier notre façon de travailler et accroître notre capacité à accompagner au plus près, sur tous les sujets relevant de l’accès aux soins et à la santé, les personnes fragiles et éloignées de notre système de santé », ajoute-t-il.
Le pilotage de ces dispositifs aura aussi permis le resserrement des liens entre le secteur social et celui de la santé. « Les nouvelles collaborations mises en œuvre ont permis de s’adapter et d’agir au plus près des assurés, avec les partenaires et les tiers de confiance. Cette période a insufflé une dynamique qui a vocation à s’inscrire durablement dans notre approche de l’accompagnement en santé », estime Fanny Richard, directrice de l’intervention sociale et de l’accès aux soins à la Cnam.
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