Le résultat est sans appel ! Les médecins libéraux franciliens ne veulent pas de la rémunération au forfait. C’est ce qui ressort d’un référendum flash réalisé par l’URPS-Médecins libéraux d’Île-de-France début avril pour répondre à « certains programmes présidentiels ». Sur les 1 300 réponses reçues, 95,4 % expriment ainsi un refus de la rémunération au forfait. Un résultat qui fait écho au sondage réalisé par Le Généraliste sur son site internet fin mars. À la question de la priorité pour le futur de la rémunération, seuls 5 % des participants ont opté pour le développement des forfaits, tandis que 13 % se sont exprimés pour la simplification des cotations et 82 % pour la revalorisation du C.
Plusieurs raisons à ce refus sont avancées par l’URPS-ML. D’abord, la « perte d’indépendance dans la pratique, avec une rémunération totalement subordonnée à l’Assurance maladie ou aux assureurs privés ». Ensuite, les médecins craignent une « dévalorisation de la pratique médicale dans la conscience collective ». Ils pointent également « la volatilité de la rémunération, avec des critères modifiables à tout moment sans lien réel avec la santé publique et l’activité du médecin ». Une raison qui s’illustre par les alertes de plusieurs syndicats de médecins ces dernières semaines sur le conditionnement du versement à partir de 2023 du forfait structure à l’indicateur « exercice coordonné ». Alors que l’application de la mesure prendra en compte l’année 2022, ils font en effet valoir que la crise sanitaire a entraîné du retard dans les démarches administratives. L’URPS souligne également « le refus du gouvernement d’admettre que la valeur des actes médicaux en France est la plus basse d’Europe et mérite avant tout d’être revalorisée à hauteur de la pratique et de la moyenne européenne ».
Un point sur lequel se sont également accordés les principaux syndicats de médecins libéraux lors d’une table ronde sur la rémunération du futur au congrès de la médecine générale (CMGF) en mars, à Paris. Ils ont ainsi mis en avant la nécessité de simplification de la rémunération des actes. Affûtant ainsi les arguments à opposer à l’Assurance maladie dans le cadre des négociations de la future convention médicale.
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