Comme lors de la première vague épidémique, les étudiants en santé vont jouer un rôle essentiel. À nouveau, ils sont prêts à se mobiliser, mais demandent des garanties pour que cela ne se fasse pas au détriment de leur santé ni de leur formation. Dans un communiqué commun, les structures représentatives des étudiants en santé veulent s’assurer que la qualité de leur formation ne pâtira pas de la crise sanitaire. Et soulignent par ailleurs que le patient serait la première victime si les formations de santé étaient bousculées par la crise.
Sur les conditions de travail, les soignants de demain réclament notamment l’application de la législation sur les conditions et le temps de travail et la rémunération ainsi que l’application de l’arrêté du 28 mars 2020 sur la réquisition des professionnels de santé, qui définit notamment la rémunération et le défraiement de ces derniers. « Lorsque l’étudiant est amené à occuper des fonctions différentes de sa formation initiale, il devra y être formé et encadré et sa rémunération sera calquée sur sa nouvelle fonction », réclament-ils aussi.
Pour permettre aux étudiants de ne pas sacrifier leur formation en cette période exceptionnelle, les structures étudiantes demandent davantage de moyens humains, financiers et matériels pour assurer la continuité pédagogique. Ils appellent au respect des maquettes pédagogiques initiales, précisant notamment qu’un lieu de stage unique pour l’année universitaire 2020-2021 n’était pas envisageable « pour une acquisition complète des compétences ». Malgré les tensions actuelles dans les services, ils rappellent qu’un encadrement des étudiants sur des actes et missions spécifiques en stage doit être « systématique ».
Pour protéger les étudiants, les structures réclament aussi une mise à disposition et une accessibilité facilitée sur l’ensemble du territoire des EPI ainsi qu’un suivi physique et psychique des étudiants au sein des cellules de crise Covid.
La formation avant tout
En fin de semaine dernière, la Conférence nationale des doyens de faculté de médecine s’est engagée sur « le maintien de la qualité de la formation, notamment dans les stages hospitaliers ou ambulatoires ». Elle a fait savoir que les changements de stage prévus au 2 novembre auraient bien lieu comme prévu et que les internes de médecine générale en Saspas ne seraient pas mobilisés à l’hôpital mais resteraient aux côtés de leur maître de stage universitaire. Les examens prévus en décembre, notamment pour les étudiants en première année de médecine, sont maintenus et auront bien lieu en présentiel. Tout comme un certain nombre d’enseignements, « pour l’apprentissage de l’examen clinique, les gestes d’urgence ou de compétences relationnelles ».
Article précédent
Peut-on encore compter sur l’immunité ?
La recherche de traitements dédiés toujours d’actualité
TousAntiCovid : les médecins généralistes téléchargeront-ils l’appli ?
La téléconsultation par téléphone enfin réactivée
Peut-on encore compter sur l’immunité ?
Les étudiants en santé prêts à se mobiliser sous conditions
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention